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Sectes et nouveaux mouvements religieux japonais |
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Découvertes
sur les sectes et religions
Reproduction interdite
Trimestriel
n° 50
- 01 juillet 2001
- Prix : 15 F
Commission
paritaire n° 73373 – Abonnement : 60 F
Abe
Nikken.Voir
Nichiren
AGONSHU.
Nouveau
mouvement religieux au Japon, revendiquant 300 000 membres.
Fondé
par Kiriyama Seiyu en 1969, mais connu sous ce nom depuis 1981 seulement.
Il s’appuie sur la tradition ésotérique
tantrique* du bouddhisme. Ce mouvement est passé de 70 000 membres en
1983 à 350,000 en 1996.
Après
avoir étudié les Sutras* et expérimenté le monachisme Shingon*, Kiriyama en
est arrivé à penser qu’ atteindre l’illumination dans cette vie présente
équivaut au Nirvana* décrit dans le sutra AGAMA. Selon lui ce sutra indique la
voie du Nirvana* permettant d’échapper au système de cause à effet Karmique.
L’Agonshu préconise des disciplines de méditation, de jeûne et d’assise
sous une chute d’eau. Il comporte aussi des rites servant à se protéger des
esprits des ancêtres défunts qui exercent des sanctions punitives sur leurs
descendants négligeants. L’Agonshu est une religion de l’ère informatique
offrant aux japonais un exotique mélange de haute technologie et de traditions
rassurantes. L’Agonshu organise annuellement le Festival de l’étoile à
Kyoto. En présence de 500 000 visiteurs japonais, Kirimaya et ses disciples exécutent
des rites traditionnels magiques permettant d’exaucer les prières des pèlerins.
Aleph.
Voir Aum Shinri-kyo
AMATERASU-OMIKAMI.
Littéralement
« La plus haute divinité lumineuse du ciel » ou la déesse du
soleil du panthéon Shinto.
AMIDA (culte d’). (Voir aussi AMITABHA) - Type de bouddhisme japonais ancien (Xème siècle), où la répétition du nom d’Amida est préconisée en concentrant sa pensée sur l’image de Bouddha. Typiquement japonais, ce culte est la plus ancienne expression de la doctrine du « Pays pur » Tendai* et Jodo. Une scission eut lieu sur l’impulsion de Shinran (1173-1262), suite à la rupture de la coutume du célibat, dont la branche la plus importante est le Jodo Shinshu (l’Ecole du véritable pays pur) qui de nos jours dispose d’un temple à Kyoto, le Hongau-ji, dirigé par la famille OTANI.
L’autre
branche (Odori-Menbutsu), celle d’Ippen Shonin, a
édifié le mouvement autour de son nom . Elle s’est divisée elle
aussi en plusieurs mouvements dont les membres vénèrent le fondateur et récitent
des incantations et assurent la part la plus importante du marché funéraire du
Japon en raison des promesses généreuses de paradis pour les âmes défuntes.
AMITABHA.
Le
Bouddha qui vécut à Sukhavati, un « Pays pur » à l’ouest.
Amitabah fut l’un des Bouddhas des plus populaires du Bouddhisme Mahayana
indien. Il se fonde sur deux Sutras* consacrés à ce Bouddha. Selon certaines
traditions, celui qui répète son nom et pense à lui 10 fois pourra se réincarner
dans le « Pays pur » après sa mort, et dans cette vie actuelle, sa
présence donne les plus grandes facilités d’accès à l’illumination. Son
culte a pris le nom d’AMIDA* du pays d’où il est arrivé par la Chine.
L’accent y est mis sur la compassion et l’aide à son prochain, à l’image
du Bouddha Bodhisattva Amitabha.
ANANAIKYO.
Fondé
en 1949 par Nakano Yonosuke, l’Ananaikyo est un mouvement de tradition Shinto*. Son centre principal est situé à Shimizu au sud du Mont Fuji. Le
mouvement revendique 100 000 adhérents. Nakano s’est inspiré d’Omoto* en
1921. Il renonça au monde des affaires pour devenir adepte d’Omoto* et en
devint un ardent missionnaire, s’adonnant pendant 8 ans à des exercices
spirituels appelés Reigaku.
Alors
qu’il méditait en 1899, son maître Nagasawa Katsutate (un maître
Shinto, adepte du Reigaku et d’Omoto*) reçut le message d’un
Kami*. La
divinité lui révéla qu’une organisation religieuse devait être fondée
dans la ville de Shimizu, et qu’elle devrait porter le nom d’Ananaikyo, et
qu’au travers de ce mouvement la divinité pourrait se révéler au monde
entier. Nagasawa demanda à Nakano d’assurer sa succession et de fonder l’Ananaikyo.
En 1956, suite à un nouveau message de la divinité, il décréta que
l’influence des astres pouvait aider les gens à résoudre les problèmes
terrestres. De ce fait l’organisation s’est mise à construire plusieurs
observatoires au Japon afin d’étudier les corps célestes et d’interpréter
leur influence.
AREFU.
Voir Aum Shinri-Kyo
AUM
SHINRI-KYO . Secte
paramilitaire très dangereuse à l’origine, en 1995, d’un attentat au gaz
sarin dans le métro de Tokyo ayant causé 12 morts et l’intoxication de
milliers de personnes. Fondée en 1987 par Shoko Asahara,
cette secte de type apocalyptique se donne actuellement les noms d’AREFU
ou ALEPH. Elle serait forte de 30 000 adeptes, dont 10 000 au Japon, 5000
en Russie et aurait des membres dans différents autres pays, dont
l’Allemagne.
Le
gourou, âgé d’un peu plus de 46 ans, prétend être la réincarnation de la
liberté suprême et être capable de léviter. Il a concocté sa doctrine à
partir du bouddhisme ésotérique tibétain et d’éléments hindouistes.
C’est ainsi que les adeptes vénèrent la divinité indienne Shiba.
Shoko
Asahara promet la libération de la maladie, le salut du monde, le Nirvana à
condition pour les adeptes de quitter leur famille et d’entrer en religion
pour y méditer les écrits du gourou.
BOUDDHISME
AU JAPON. Le
Japon a adopté le bouddhisme et l’a utilisé en complément de la religion
Shinto indigène. L’arrivée officielle du bouddhisme au Japon, rapporté dans
le Nihon Shoki, date de 552. Ceci occasionna des guerres de clans seigneuriaux ,
entre les tenants d’un bouddhisme s’attachant aux écritures seules (le clan
SOGA), contre ceux plus proches des prêtres SHINTO (le clan
MONONOBE par exemple). Des luttes familiales pour le pouvoir provoqua la
destruction du clan MONOBE par le clan SOGA en 587, établissant ainsi
durablement le bouddhisme au Japon. Le premier empereur à professer le
bouddhisme fut YOMEI en 587. Les Coréens enseignèrent aux japonais à lire les
écritures bouddhiques chinoises (Les Sutras*), faisant du chinois la base de
toute la terminologie bouddhiste
japonaise, sous forme d’équivalents phonétiques.
En
plus des Sutras, des écoles d’exégèse (Nanto Rokushu) s’impliquèrent
(telles que la Jojitsu, la Sanran et la Kusha). A partir du 8ème siècle
des écoles à caractère sectaire surgirent : La Husso, Le Kegon et la
Ritsu. Le non-exclusivisme est caractéristique de la religion japonaise. Il a
favorisé la création de mouvements syncrétiques. C’est ainsi qu’il est
parfois difficile de nos jours de distinguer les déités shinto des déités
bouddhiques. D’ailleurs, de nos jours, les japonais sont souvent restés
bouddhistes et shintoïstes tout à la fois.
Cette
confusion s’est ancrée plus particulièrement au 9ème siècle où
des écoles ésotériques Tendai* et Shingon* étaient très prisées. Leurs
enseignements ésotériques abstrus mêlaient des éléments bouddhistes à ceux
du shintoïsme. Ceci eut pour effet d’introduire et de populariser le
bouddhisme (répandu dans la classe des nobles) en milieu rural et modeste.
Le
bouddhisme prit ensuite le monopole du marché funéraire. Lors de l’expansion
Tendai*, le culte d’Amida* domina du 10 au 12ème siècle, offrant à
l’aristocratie un salut facile. Le Zen* fut reçu au 13ème siècle par la
classe dirigeante et les samouraïs qui constituèrent une sorte de caste templière
bouddhiste. La version japonaise du Zen chinois était représentée par les écoles
RINZAI et SOTO.
Mettant
l’accent sur l’illumination et les disciplines de méditation, le Zen attira
les classes élevées et moyennes. C’est ainsi que n’acquit une génération
de combattants très aguerris, formés aux disciplines du Zen et aux concepts
confucéens, ce qui amena 200 ans
de guerre civile, finalement résolue au 17ème siècle.
Ce
sont ces principes qui se sont cristallisés et ont permis à la classe
dirigeante de se maintenir au pouvoir depuis cette époque, lors de laquelle les
shoguns soutenaient des temples et écoles bouddhiques.
.
La
période la plus rude pour le bouddhisme fut à l’époque de l’empereur
Meiji (1868-1912), lorsque le clergé était un obstacle au processus de
modernisation et le shintoïsme utilisé à des fins nationalistes. Nombre de
temples bouddhiques furent détruits et des prêtres chassés.
Certains
prêtres bouddhistes se convertirent volontairement pour devenir des desservants officiels du Shinto, de même que
d’autres le devinrent
pour les deux religions. Malgré son extrême fragmentation en de multiples
sectes et petites associations, le bouddhisme profite actuellement de l’essor
économique japonais.
Certains
temples s’appuient principalement sur les intérêts financiers qu’ils
peuvent tirer de la législation bouddhiste sur les funérailles et sur les
donations que les impétrants sont tenus d’effectuer
pour leur incorporation. Ceci leur donne des richesses et le pouvoir politique
qui les accompagne.
BUSSHO
GONEN-KAI KYODAN.
Nouveau mouvement
religieux japonais : 2,5 millions d’adeptes.
BYAKKO
SHINKOKAI. Une
nouvelle religion japonaise créée par GOI MASAHISA (1916-1980),
insistant sur la prière pour la paix dans le monde et inspiré d’Omoto*.
On
y enseigne que les êtres humains proviennent de la divinité universelle, et
que chaque homme est doté d’esprits protecteurs, et qu’il lui faut donc
orienter ses pensées vers ces esprits pour obtenir l’aide ou la satisfaction
de ses besoins, tels que la santé.
Chaque
semaine, les fidèles s’assemblent pour écouter une cassette enregistrée des
messages inspirés de GOI avant sa mort. En témoignage de ces ondes de paix,
Byakko Shinkokai érige des « pôles de paix » en différent
endroits portant cette inscription « Faites que le paix prévale sur terre ».
Le mouvement a aussi organisé des cérémonies de prière pour la paix du monde
à Los Angeles, Assise, Paris et Pékin. Le centre principal du mouvement est
basé à Ichikawa (Chiba). L’actuelle dirigeante est la fille adoptive de GOI,
Saionji MASAMI.
Le
mouvement revendique 500 000 membres.
CHRISTIANISME
AU JAPON. Le
catholicisme y a été importé par St François XAVIER en 1549. Après de
nombreuses conversions, une vague de persécutions s’instaura suivie de l’élimination
du christianisme au Japon (16ème siècle), exception faite des mouvements
clandestins sur l’île de Kyushu. Les premiers protestants arrivèrent en 1859
alors que le pays venait de s’ouvrir de nouveau à l’Occident.
Les
dénominations chrétiennes traditionnelles y ont fondé nombre d’écoles,
d’université et d’hôpitaux. Pendant la seconde guerre mondiale le
gouvernement japonais contraignit plus de 30 dénominations
chrétiennes à s’unir en une seule organisation représentative tolérée :
Le Nihon Kirisuto Kyodan (les églises du Christ unies du Japon). Elle
existe toujours, mais beaucoup d’églises actuellement n’en font pas partie.
Les chrétiens japonais d’aujourd’hui proviennent généralement des classes
supérieures. Il y a moins de 1 % de chrétiens au Japon.
Deguchi
Onisaburo.
Voir Omoto
Église
de la liberté totale.
Voir PL Kyodan.
Église
de l’Esprit de Jésus.
Voir
Iesu no Mitama kyokai
Église
Messianique Mondiale.
Voir
Sekai Kyusei Kyo.
Enfants
de lumière (Les).
Voir Okido Seichijshin.
ENNIN.
(792-864) appelé plus tard JIKAVU DAISHI, Grand prêtre de l’école
bouddhiste Tendai* au Japon et pratiquant la récitation du nom
d’Amida*.
Espace
Vital.
Voir Life Space.
GEDATSUKAI.
Fondé
au Japon en 1929 par Okano Seiken (1881-1948). Autre nom : Nirvana
association, pour qui la terre sainte est située dans la ville de Kitamoto
(Saitama). Il y aurait environ 240 000 adhérents. Après avoir fondé le
GEDATSUKAI, Okano devint moine bouddhiste Shingon* en 1930. A sa mort, ses
adeptes l’appelleront « Diamant du Nirvana* » et le considéreront
comme un Bouddha incarné.
A
GEDATSUKAI on vénère la divinité ou kami*, TENGJINCHIGI-OKAMI, l’origine de
tout être. L’un des principaux rite du Gedatsukai le ONGOHO SHUGYO, consiste
à s’agenouiller devant l’autel
d’une divinité ou de Bouddha en tenant une carte spéciale entre les mains,
et à méditer. C’est alors que les esprits répondent à la prière par le
biais d’un médium présent lors
du rite.
Depuis
1985, le GEDATSUKAI dispense à ceux qui y aspirent des cours pour devenir médium.
Bien que d’essence bouddhique, le GEDATSUKAI ne rejette pas les esprits ou
divinités shintoïstes que vénèrent les nouveaux adeptes, mais il les inclut
dans ses rituels et sa cosmologie. Les adeptes, comme dans la plupart des cultes
japonais, installent un autel familial.
Goi
Masahisa.
Voir Byakko Shinkokai.
G.L.A.
The God Light Association (Association
de la Lumière Divine).
Elle débuta en 1969, lorsque les gens commençaient à se réunir autour de Takashashi
Shinji (1927-1976) qui affirmait avoir réalisé la plénitude de
l’illumination.
Le
maître enseignait qu’il fallait revenir à Jésus et à Bouddha. Selon lui,
les anges de lumière ont été envoyés par le Dieu unique pour sauver les âmes
humaines. Jésus et Bouddha avaient pour message principal l’amour ou la
compassion ce qui est semblable, et de ce fait les deux personnages seraient
issus du cœur de Dieu.
La
doctrine préconise l’harmonisation de la vie des membres de manière à
amener un progrès spirituel mondial. Chacun, selon Takahashi, peut connaître
quelles ont été ses vies antérieures en parlant dans de nouvelles langues
comme les apôtres de Jésus dans le Nouveau testament.
La
succession du mouvement a été assurée par Takahashi Keiko, la fille du
fondateur. Elle enseigne que les gens peuvent maintenant obtenir des preuves au
travers d’un dialogue avec les esprits défunts des personnes qu’ils ont
bien connu : parents, frères, sœurs, amis etc. …
La
GLA a d’ailleurs diffusé des vidéo-cassettes montrant de tels dialogues avec
les défunts et prétend avoir confirmé leur contenu objectivement suite à des
recherches. Bien qu’elle évite le sensationnalisme, elle continue à réunir
des éléments prouvant le prolongement de la vie de l’âme après la mort et
cherche à gagner les autres à la « vérité ». Plus de 14 000
adeptes au Japon, sans compter ceux d’autres pays (Brésil, Etats-Unis). Le
quartier général de la GLA est à Tokyo.
HAREA
(Oharae ou Harai). Purification
par exorcisme. Ceci est l’une des plus anciennes pratiques du Shinto.
HONMICHI.
C’est
un nouveau mouvement religieux Japonais issu de la tradition SHINTO, intimement
lié à ses fondateurs, notamment concernant leur idée de la révélation et
leur attitude à l’égard du gouvernement et de l’empereur. Onishi Aijira
(1881-1958), était au départ un ardent missionnaire du mouvement Tenrikyo*. Il
en vint un jour à croire qu’il avait été divinement mandaté pour être
l’incarnation de l’enseignement Tenrikyo.
Il
demanda avec insistance au Tenrikyo de reconnaître sa position, mais il n’en
fut rien. En 1925 Onishi fonda la Tenri Kenkyukai qui s’appellera plus
tard Tenri Honmichi, et finira jusqu’à nos jours par se nommer Honmichi. Deux
livrets prophétisant la destruction de la nation si le Japon s’engageait dans
la guerre (39-45) et niant la divinité de l’empereur mirent en conflit
Honmichi avec le gouvernement. L’affaire fut placée entre les mains d’un
tribunal qui ne condamna pas Onishi pour le livret de 1928 en raison de troubles
mentaux qu’on lui attribua, mais le
condamna pour celui de 1938 à une peine de prison de durée indéfinie.
Honmichi, fut interdite et dissoute par le gouvernement. La défaite japonaise
de la seconde guerre mondiale permit la libération d’Onishi, qui travailla
jusqu’à sa mort à la reconstruction d’Honmichi. Il y a actuellement plus
de 300 000 membres.
Contrairement
à la Tenrikyo*, qui considère que la révélation est complète et définitive,
Honmichi soutient que la révélation évolue dans le temps au travers d’un
prophète. Onishi affirmait être l’un d’entre eux. Selon cette doctrine
d’autres prophètes doivent survenir. De ce fait il n’est pas étonnant de
constater que le mouvement Honmishi aura été l’inspirateur d’un nombre important de nouvelles
sectes religieuses. Avec Honmichi, quelques groupes religieux japonais ont défié
le principe de la divinité de l’empereur et la police gouvernementale en
temps de guerre.
L’objet
de culte d’Honmichi est une divinité Shinto non conforme à la tradition :
Ten no oya kamisama, ou « Dieu, le parent céleste ».
HONMON BUTSURYUSHU. Ce nom est en fait un titre indiquant que c’était la première association bouddhiste laïque japonaise mettant tout particulièrement à l’honneur la Sutra du Lotus (Voir Nichiren). Le Reiyukai, Le Rissho Koseikai et la Soka Gakkai sont les organisations les plus importantes qui lui ont succédé. Nagamatsu Nissen (1817-1890), le fondateur, devint moine de l’école Nichiren Honmon Hokke en 1948. Déçu de l’étouffante atmosphère de la vie monastique, il laissa tomber les ordres en 1857 et créa la Honmon Butsuryuko, une association de laïcs croyants affiliée au culte Honmon Hokke. Nagamatsu Nissen persévérant dans ses critiques du monachisme bouddhique et de ses organisations finira par créer sa propre communauté de croyants laïcs, en utilisant des méthodes de recrutement agressif et en vantant les effets bénéfiques pour la santé de boire l’eau bénite de son temple.
Les
mouvements bouddhistes établis, ainsi que le corps médical ayant été provoqués
de la sorte ne cessèrent de porter des accusations contre Nissen, qui s’est
retrouvé régulièrement mis en détention préventive. Mais l’association ne
cessait d’attirer de nouveaux adhérents. Après la mort de Nissen, la Honmon
Busruyuko perdit son caractère d’association laïque et se mua en une
communauté de croyants laïcs et de prêtres.
En
1947, sous le nom d’Honmon Butsuryushu l’association devint indépendante.
Le temple principal est situé à Yuseiji (Kyoto). L’organisation possède
aussi des fidèles au Brésil, en Corée du sud, en Chine, à Taïwan et en Amérique
du Nord. Il y aurait environ 550 000 membres.
IESU
NO MITAMA KYOKAI. Connue
aussi sous le nom d’Église de l’Esprit de Jésus (Spirit of Jesus
Church), forte d’environ 250 000 membres répartis principalement au
Japon, en Corée, à Taiwan et au Brésil. Elle puise ses origines dans une expérience
pentecôtiste au cours de laquelle des membres de l’église se mirent à
parler en langues lors d’une réunion présidée par le révérend Murai
Jun (1907-70). Convaincus d’avoir redécouvert le vrai christianisme des
origines et que les autres églises s’étaient fourvoyées, le groupe se plaça
dès le début sous l’autorité de Murai Jun.
Son épouse Murai Suwa lui succédera à sa mort. Comme la plupart
des églises évangéliques pentecôtistes on y pratique l’onction d’huile
pour la guérison divine des malades, certains reçoivent des révélations célestes
et l’on y danse sous l’impulsion de l’Esprit Saint. Mais contrairement aux
autres mouvements évangéliques, cette église procède au baptême pour les
morts (comme les mormons) de telle sorte que cette pratique se substitue au
culte des ancêtres typiquement japonais, qui est prohibé pour les adeptes de
l’église.
Ainsi
la Iesu no Mitama Kyokai organise un office religieux en mars, en mémoire des
esprits des morts de manière à concurrencer la fête bouddhiste
des défunts en été. Le siège du mouvement est installé à Tokyo.
Ikeda
Daisaku.
Voir Soka Gakkai.
ITO
Shinjo, Shinrei, Shinzo et Tomoji.
Voir Shinnoyen.
ITTOEN.
Nouveau
mouvement religieux japonais. C’est
une communauté utopique, niant son caractère religieux, constituée
d’environ 70 familles à Kyoto. Elle existe sous ce nom depuis 1913,
lorsqu’elle a été fondée par Nishida Tenko (1872-1968).
L’orientation originelle était plutôt bouddhiste,
bien que des influences Shinto et chrétiennes y soient présentes. Les origines
d’ITTOEN se retrouvent dans l’expérience d’illumination mystique de
Nishida en 1905.
Après
avoir tenté pendant 8 ans de jouer le rôle de médiateur entre des fermiers et
des investisseurs en conflit, Nischida se retira des affaires et commença à réfléchir
comment les gens pourraient vivre ensemble sans conflit. Après 3 jours et nuits
de jeûne devant un autel Shinto, il fut mis en éveil par les pleurs d’un bébé.
Ceci lui donna l’idée que l’enfant qui tête sa mère, et sa mère qui lui
donne le sein, prennent un plaisir mutuel. Ainsi, il est possible de prendre
plaisir d’autrui sans conflit, si l’on vit naturellement en présence de la
lumière (Ohikari), sans s’inquiéter de soi-même, et en s’occupant
des tâches simples et humbles de la vie et recevant avec gratitude ce qui est
donné.
Il
fit quelques adeptes et, en 1913, le don d’un immeuble lui permit de
constituer la communauté d’ITTOEN. Son Best Seller « The Life of
repentance » (1921) rendit son message populaire et attira de nouveaux fidèles.
Le successeur à la tête d’ITTOEN est le fils aîné du fondateur : Nishida
Takeshi.
Actuellement
les entreprises font appel à ITTOEN pour assurer des stages pour leurs employés
dans l’esprit d’ITTOEN, mettant l’accent sur le sens du service gratuit
sans désir d’en tirer quelque chose en retour.
JINGI-KAN.
C’est
l’office des affaires religieuses datant de 646, il a été remis en place en
1871 par l’empereur Meiji afin de contrôler les lieux de culte Shinto et
leurs biens, dont les prêtres étaient appointés par l’état. Le bouddhisme
fut interdit (1868-1872) et pourchassé au travers de l’organisation « Haibutsu
Kishaku » (jetez dehors les bouddhistes), ce qui provoqua de graves
troubles. De ce fait un nouvel office des affaires religieuses fut crée (1877),
pour trouver un compromis entre les shintoïstes et les bouddhistes. Après la
seconde guerre mondiale, la constitution japonaise sépara le Shinto de l’état,
et renforça le principe de liberté religieuse (constitution de 1889).
JOHREI
(Lumière divine). Méthode
de purification des impuretés spirituelles et de guérison par l’énergie
divine passant au travers des mains. Elle est utilisée par plusieurs mouvements
dont la Sekai kyusei Kyo* et Mahikari*. La « Société de Johrei »
a été fondée en 1972 par des disciples de Mokichi Okada (Voir Sekai Kyusei
Kyo). L’association Seimei Kyo* utilisant, elle aussi, la guérison
spirituelle par le Johrei, a été fondée par Meishu Sama et diffuse son
message de salut dans le monde entier.
KAMI.
Désigne
les Divinités Shinto (plus de 8 millions), s’attachant à des objets sacrés,
êtres spirituels, sources, chutes d’eaux, montagnes sacrées, phénomènes
naturels, symboles vénérés. Les Kamis sont réputés favoriser les rapports
entre les parents et les enfants et les ancêtres et leurs descendants. Ce sont
des esprits célestes ayant des pouvoirs, mais n’étant pas tout puissants, et
aussi des esprits terrestres dispensant des bénédictions ou des sanctions aux
gens sur terre.
Kanada
Tokumitsu.
Voir PL Kyodan.
Kawate
Bunjiro.
Voir Konkokyo.
Kiriyama
Seiya.
Voir Agonshu.
KOFUKU
NO KAGAKU.
Mouvement bouddhiste
japonais créé en 1986 regroupant plus de 9 millions de membres. Objectif :
mettre en application la science divine du bonheur et de la réussite.
KOKUTAI
SHINTO. On
trouve les premières traces du culte de l’empereur chez les écrivains du 8ème
siècle. En occident ce culte est appelé Tennoisme (Tenno = empereur).
Certains
empereurs devinrent un objet particulier de vénération, tel l’empereur Ojin
connu sous le nom d’Hachiman. A partir du 19ème siècle toutes les
tombes identifiées comme appartenant à la famille royale ont été mises sous
la juridiction de l’agence de la maison impériale, et ont depuis été considérées
comme sacrées. Selon le Kokutai officiel l’empereur serait un descendant
direct de la déesse solaire AMATERASU-OMIKAMI, incarnant un esprit de Kami chef
de la religion Shinto, dont la parole revêt une autorité infaillible. Après
la défaite de 1945 l’empereur a renoncé à sa divinité.
Konko
Daijin.
Voir Konkokyo.
KONKOKYO.
Au
19ème siècle, beaucoup de gens de la région d’Okayama,
craignaient la déité(Kami) Konjin. Ils croyaient que ce Kami avait une action
sur le temps et les saisons, et que les hommes qui interféraient dans son
action devaient être châtiés de plusieurs façons : par 7 décès dans
la famille si la faute était inconsciente, et par l’élimination de toute la
famille dans le cas contraire.
Un
jour du 19ème siècle, Kawate Bunjiro, vit plusieurs membres
de sa famille décéder et devint lui-même gravement malade. Kawate en conclut
que quelqu’un avait offensé le kami Konjin. Il pria donc le kami et lui
confessa toute sa culpabilité en se confiant entièrement à sa grâce.
C’est
à cette occasion que le kami montra à Kawate l’erreur de la crainte
populaire à son encontre alors que c’était une divinité de grâce et
d’amour. En 1859, Kawate proclama que le kami Konji avait pris possession de
lui et qu’il devait être appelé dorénavant Konko-Daijin. De cette
date à sa mort en 1883, Konko Daijin reçut en consultation chez lui ceux qui désiraient
une réponse à des problèmes personnels. Il jouait un rôle de médium entre
la divinité Konjin et les visiteurs.
C’est
en 1885 que le Konkokyo s’est structuré en corps religieux. Son centre
principal est à Konkocho. La médiumnité reste le trait le plus caractéristique
du mouvement. Les gens continuent à venir consulter les médiums de konkokyo
lorsqu’ils ont des problèmes, dans les quelques 1 700 lieux de culte.
Actuellement, le mouvement compte plus de 450 000 membres. La plupart des
adeptes hors du pays ont des ancêtres au Japon.
Kotani
Kimi. Voir Reiyukai.
Koyama. Voir Shinji Shumeikei.
Kurozumi
Muntada.
Voir Kurozumikyo.
KUROZUMIKYO.
L’un
des plus anciens nouveau mouvement religieux du Japon. Il a été fondé par un
prêtre Shinto, Kurozumi Muntada (1780-1850). Ce mouvement puise ses
origines dans l’expérience de conversion religieuse de Kurozumi le 11
novembre 1814. Kurozumi, gravement malade, pria la déesse solaire
AMARERASU-OMIKAMI et se consacra totalement à son culte. C’est à ce moment là
qu’il réalisa que les Kamis* (dieux) et les êtres humains ne font qu’un.
Il en vint à prêcher cette
croyance avec succès grâce à la guérison qu’il opéra sur une servante, en
lui imposant les mains et en soufflant sur l’organe malade. Des multitudes de
gens accoururent pour obtenir de Kurozumi une aide ou une guérison. Kurozumi
leur prêchait « Les paroles célestes » et ensuite les aidait
individuellement à traiter leurs problèmes de santé.
Certains
devinrent des croyants dont une bonne part provenait de la classe des samouraïs.
Après la mort du fondateur, ses principaux disciples perpétuèrent son œuvre.
En 1868 on comptait 100 000 fidèles, dont beaucoup de nobles. Lors des réunions
aucune distinction n’était mise entre les classes sociales. Tous étaient
considérés comme égaux, une révolution pour l’époque.
Le
gouvernement reconnu le Kurozumikyo comme religion Shinto indépendante en 1876.
Actuellement, il y aurait 300 000 adeptes. Le centre principal du mouvement se
situe à Okayama (entre Kobé et Hiroshima). Après la mort de Kurozumi, la
direction du mouvement a été assurée par les descendants successifs du
fondateur.
Au
Kurozumikyo on vénére non seulement Amaterasu et les autres divinités Shinto,
mais aussi le fondateur qui y a été déifié. Un festival en l’honneur de
Kurozumi à lieu chaque année en avril.
Kushi
Michio.
Voir Zen
macrobiotique.
LIFE
SPACE (Espace Vital). Secte
créée en 1983 par Koji Takahashi, alias gourou Shakti Pat. En
novembre 1999, le corps d’un homme mort à moitié momifié a été découvert
dans une chambre d’hôtel à l’aéroport de Tokyo. Ceci a conduit la police
japonaise à perquisitionner les locaux de la secte, car 2 adeptes veillaient le
cadavre. Life Space est spécialisée dans le traitement spirituel
des malades et des morts, et entraîne ses adeptes à dépasser leurs
propres limites (Un étudiant en est décédé en 1995). Les enfants ne sont pas
scolarisés et sont coupés du monde. Tout ce programme est destiné à
prodiguer l’illumination et le Nirvana.
MAHIKARI.
Il
y a deux organisations principales
revendiquant ce nom : Sekai Mahikari Bunmei Kyodan et Sukyo
Mahikari. Les 2 s’inspirent de la pratique du Johrei*.
Les
premiers auraient 75 000 adeptes et les seconds en revendiquent 800 000. Les
deux groupes tirent leur origine d’un enseignant japonais : Okada
Kotama (1901-1974).
En
1959 Okada reçut la révélation du dieu SU indiquant que le temps était venu
pour le monde de passer de la civilisation matérielle à la civilisation
spirituelle. Mais comme les gens sont trop égocentriques pour reconnaître le
besoin de changer, la divinité (kami*) menace de purger le monde par le feu .
Le Kami* a cependant prévu une voie de salut. La mission d’Okada va alors
consister à permettre aux rayons de la lumière de vérité de passer au
travers de la paume de sa main et purifier ainsi l’âme des gens et nettoyer
le monde de son impureté. La divinité que les adeptes de Mahikari vénèrent
est SU NO OKAMI. A l’exemple d’Okada les fidèles sont autorisés à
prodiguer la lumière purificatrice avec leur main sur l’âme des personnes
souffrantes. Bien-sûr, les adeptes forment l’élite spirituelle qui doit échapper
au châtiment du feu et établira la civilisation de la vérité à venir.
Sekai
Mahikari Bunmei Kyodan été légalement
constituée au Japon en 1963. Lorsque Okada décéda, ce fut l’un des
principaux dirigeant d’alors, Sekiguchi sakae qui fut désigné par le
fondateur pour lui succéder. Mais la fille adoptive du fondateur, Okada
Keishu, contesta cette succession. Ce fut une cour de justice japonaise qui
trancha en faveur de Sekiguchi qui resta donc l’autorité doctrinale de Sekai
Mahikari Bunmei Kyodan. Okoda Keishu provoqua alors une scission et prit la
direction de Sukyo Mahikari qu’elle créa en 1978 avec des adeptes de la Sekai
Mahikari Bunmei Kyodan (dont certains ignorèrent en Europe qu’il y ait eu une
scission).
Ce
mouvement est considéré comme une secte dans un certain nombre de pays.
C’est le cas de la France, ou une commission parlementaire en 1995 à cité
Sukyo Mahikari dans la liste des groupes sectaires. (voir Bouddhisme japonais).
Masami
Seionji.
Voir
Byakko Shinkokai.
Meishu
Sama.
Voir Seimei Kyo et
Johrei.
MIKI
Takahito, Tokuchika et Tokuharu.
Voir PL Kyodan.
MIKO.
Femme
chamane dans la religion Shinto, appelée aussi Kamiko, consacrée au service du
Kami* et du sanctuaire.
Mokichi
Okada. Voir Johrei et Sekai kyusei kyo.
Moon.
Voir Sekai Kirisutokyo...
Murai
Jun et Suwa.
Voir Iesu no Mitama Kyokai.
Nagamatsu
Nissen.
Voir Honmon Butsuryushu.
Naganuma
Myoko. Voir Rissho Koseikai.
Nagasawa Katsudate.
Voir Ananaiko.
Nakano
Yonosuke. Voir
Ananaiko.
Nakayama
Miki. Voir Tenrikyo.
NICHIREN
Daishonin. Fondateur
du mouvement bouddhiste japonais portant ce nom, appelé aussi HOKKESHU
(secte du Lotus). Nichiren (1222-1282), né près de Chiba (japon), prononça
ses vœux dans un temple local (Kamakura) en 1237 et étudia le Tendai*.
Ses
adeptes datent la naissance de la première secte Nichiren en 1253, lorsque
Nichiren proclama le mantra « Namu-myoho-rengekyo » (hommage
au lotus de la bonne loi), un extrait du Sutra du Lotus. Ses fidèles adoptèrent
désormais cette incantation. Nichiren, comme un « Torquemada »
version bouddhiste, prêcha avec virulence à Kamakura, s’attaquant aux démons
sociaux, c’est-à-dire les autres sectes et les autorités. A cause de cette
attitude et de ses écrits il fut banni à la péninsule d’Izu.
Il
revint 3 ans après à Kamakura intensifiant ses critiques. Sa doctrine se
focalisa sur 3 grands secrets : Honzon, Daimoku et Kaidan. Tout cela
impliquant l’adoration de la Shaka, la merveilleuse vérité contenue dans le
Sutra du Lotus et l’accent mis sur la morale. Déviant de la doctrine Tendai*,
il s’auto proclama disciple de la vivante Shaka. Par la suite ses disciples le
considérèrent comme la réincarnation de Bosatsu
Jogyo qui fut l’un des premiers disciples de Bouddha.
A
nouveau exilé en 1271 et condamné à mourir sur l’île de Sado, il aurait
survécu miraculeusement et se serait retiré 2 ans plus tard dans un temple près
de Yamanashi où il mourut.
Il
y a actuellement plus de 40 sectes se réclamant de Nichiren. La principale étant
la « Nichiren Soshu », dirigée actuellement par un
patriarche (Abe Nikken) des
plus autoritaires et confronté à plusieurs affaires judiciaires (de mœurs et
financières). Suite à des querelles de pouvoir la Nichiren Soshu s’est séparée,
il y a quelques années de la Soka Gakkai*, sa branche laïque, laquelle est décriée
dans un certains nombres de pays, notamment en France, ou 2 commissions
parlementaires l’ont répertoriée comme secte.
Nirvana.
Réalisation spirituelle et béatitude éternelle dans l’hindouisme et le
bouddhisme.
Nirvana
association.
Voir Gedatsukai.
Nishida
Takeshi et Tenko.
Voir Ittoen.
Niwano
Nikkyo. Voir Rissho Koseikai.
Okada
Itsuki et Mokichi.
Voir
Sekai Kyusei Kyo
Okada
Kotama et keishu.
Voir Mahikari.
Okano
Seiken.
Voir Gedatsukai.
Okido
Seichijshin (Fédération).
Groupe religieux japonais présent notamment en Corse, appelé aussi « Les
enfants de lumière », épinglé dans l’article de presse sur les
sectes de Corse Matin du 21.06.01.
OMOTO.
Un
beau jour de 1892 au Japon, Deguchi Nao (1836-1918), une femme
habituellement paisible, se trouve soudainement saisie, tel un médium,
par l’esprit du Kami* Konjin (Voir Konkokyo).
Sa
famille la croyant dérangée mentalement, l’enferma dans une chambre. Deguchi
parvint malgré cela à inscrire sur un mur avec un ongle les messages du Kami*.
C’est ainsi que débuta la rédaction de l’Ofudesaki que Nao transcrivit en
transe médiumnique jusqu’à la fin de ses jours, alors qu’elle était
quasiment illettrée. Deguchi Onisaburo (1871-1948), né sous le nom d’
Ueda kisaburo, fut adopté à l’âge adulte par
la famille Deguchi. Lui aussi spirite, il réécrivit l’Ofudesaki dans
un japonais littéraire intitulé Omoto Shinyu. Il transmettra aussi
oralement le récit de ses expériences mystiques et les enseignements
spirituels relatifs au monde des esprits. Les écrivains d’Omoto prendront
note de ses enseignements et les publieront au travers d’une série de 81
volumes, le Reikai Monogatari (Histoire du monde spirituel). Ce sont là
tous les écrits sacrés d’Omoto. Ces messages célestes enseignent qu’il
est impératif de réformer le monde visible. Cette doctrine se heurta au
gouvernement japonais d’avant-guerre. En 1921, les dirigeants d’Omoto furent
arrêtés, pour être ensuite libérés à l’occasion de l’amnistie générale
lorsque l’Empereur Showa accéda au pouvoir en 1926. En 1935, les dirigeants
d’Omoto furent à nouveau emprisonnés, leurs lieux de cultes détruits, leurs
biens saisis et leur organisation dissoute. Un certain nombre de ceux qui étaient
adeptes ou sympathisants d’Omoto proclamèrent avoir reçu de nouvelles révélations
du monde spirituel, et certains fondèrent de nouveaux mouvements, dont parmi
les plus importants étaient : ANANAIKYO*, BYAKKO SHINKOKAI*,
SAICHO NO IE*
et SEKAI KYUSEIKYO*.
Grâce
aux écrits d’Onisaburo, à sa spiritualité et à
son habile sens de l’organisation, des gens de toutes les couches
sociales rallièrent Omoto.
Actuellement,
il y aurait plus de 180 000 membres d’Omoto, dont le quartier général est
situé à Kameoka près de Kyoto. La succession a été assurée jusqu’à nos
jours par des femmes de la lignée de Deguchi.
Onishi
Aijira.
Voir Honmichi.
Oshawa
Georges. Voir Zen macrobiotique.
PL
KYODAN. (Perfect
Liberty Kyodan)
Eglise de la parfaite liberté. Fondée en 1946 au Japon par Miki
Tokuchika (1900-1983). Son enseignement principal est que « la vie est
un art ». Chacun possède une muse (kami*) lui conférant des talents. La
finalité de la vie humaine consiste à développer ces dons afin de vivre généreusement,
être créatif et heureux. Lorsque cet état total de liberté survient chez un
individu, c’est lorsqu’il est en symbiose avec son kami*. Les dons
artistiques ainsi conférés couvrent différents domaines : l’un aura un
talent particulier pour le chant, l’autre pour l’écriture ou le golf.
L’important est de cultiver son talent dans un esprit de gratitude envers tous
les prédécesseurs qui ont apporté une contribution à l’amélioration du
monde.
On
y pratique aussi une incantation « Oya Shikiri » grâce à laquelle
on reçoit des pouvoirs émanant d’un kami* personnel, capable de régler les
problèmes qui se présentent dans la vie. Les membres portent aussi une
amulette protectrice. La PL Kyodan est réputée pour l’enregistrement systématique
des témoignages de santé des adeptes. On perçoit là un dessein de
convaincre. PL KYODAN a un intime lien historique et doctrinal avec une
organisation plus ancienne le Tokumitsukyo. PL KYODAN considère que Kanada
Tokumitsu (1863-1919) est son père fondateur, que Miki Tokuharu (1871-1938)
le père de Miki Tokuchika, est le fondateur de la 1ère génération. Tokuchika
est lui, considéré comme le fondateur de la 2ème génération.
Celui de la 3ème génération est son fils Takahito,
l’actuel dirigeant. Le quartier général de PL KYODAN est à Osaka. Le
mouvement revendique 2 millions de membres au Japon, et presque autant dans les
autres pays du monde.
POWERFULL
COSMO MATE.
Mouvement shintoïste
fondé au Japon en 1984. 23 000 adhérents.
REIYUKAI.
L’enseignement
du Reiyukai pourrait se résumer à la nécessité d’accomplir régulièrement
les rituels ancestraux liés au Sutra du Lotus. C’est un nouveau mouvement
religieux japonais émanant de la tradition du bouddhisme Nichiren* . Kubo
Kakutaro et sa belle-sœur Kotani Kimi (1901-1971) sont à
l’origine de ce mouvement en 1924.
Lui
fut l’organisateur et doctrinaire, elle fut le chamane ou médium guérisseur
conformément à la répartition des tâches prônée par le Reiyukai ; on
trouve dans l’organisation des répartitions similaires.
Parmi
les couples ayant le grade d’exécutants, les femmes servent de médium
reliant les croyants aux esprits, les maris ayant le rôle d’organisateurs.
Les deux sont appelés « parents », et ceux qu’ils tentent de
convertir, sont leurs enfants. Comme son nom le suggère le Reiyukai est
« la société des amis des esprits ». Il attache une
grande importance aux relations harmonieuses entre les gens vivants et les
esprits, particulièrement les esprits des ancêtres. La croyance veut que les
esprits ancestraux soient conscients de l’existence de leurs descendants et
leur accordent des bénédictions, mais ceci à condition que leur illumination
soit achevée et qu’elle n’ait pas été stoppée par la négligence de
leurs descendants à accomplir les rites prescrits en leur honneur.
La
première responsabilité d’un adepte du Reiyukai est donc d’installer chez
lui un autel pour les tablettes mortuaires de tous ses ancêtres, et
d’accomplir chaque jour, matin et soir, les rites et offrandes prescrits dans
le Sutra Bleu « Aokyodan », version simplifiée du Sutra du Lotus.
Lorsque Kubo mourut et que Kotani se retrouva seule à la tête du mouvement,
des frictions familiales amenèrent les enfants des fondateurs à se séparer et
à fonder de nouvelles organisations sur des bases plus ou moins semblables.
C’est ainsi que plus de 30 sous-groupes proviennent du Reiyukai. Le plus connu
est certainement le Rissho Koseikai*. Actuellement le Reiyukai revendique 3 300
000 membres dans le monde.
RISSHO
KOSEIKAI. Avec
plus de 6,5 millions de membres,
c’est l’un des plus important nouveaux mouvements religieux bouddhiste du
Japon.
Tout
commença en 1938 quand Naganuma Myoko (1889-1957), une médium du
Reiyukai* et Niwano Nikkyo un dirigeant local du Reiyukai se trouvèrent
incapables d’accepter la maladroite réécriture du Sutra du Lotus concoctée
par Kotani Kimi (Voir Reiyukai). Il quittèrent le Reiyukai avec 30 partisans et
créèrent ensemble leur propre mouvement. Comme dans d’autres groupes de ce
type, tels le Reiyukai, Naganuma joua le rôle de chamane conseillant les gens
ayant des problèmes, et Niwano avait le rôle d’organisateur. Au départ
Naganuma jouait le rôle principal. A quelques exceptions près, les directives
qu’elle donnait, elle les assenait de la part des kamis* (divinités) ou des
Bouddhas et s’appliquaient à tous, y compris son associé Niwano. A la mort
de Naganuma, Niwano prit les choses en main et réorganisa le mouvement en lui
élaborant une doctrine mieux articulée et adaptée à la modernisation de la
société. Ceux qui devenaient adeptes étaient tenus d’accomplir les rituels
mortuaires ancestraux devant leur autel familial chaque matin et chaque soir. De
plus, une fois par mois, ils devaient participer à une réunion locale du
groupe.
Les
adeptes assis en rond, doivent dévoiler leurs problèmes et recevoir les
conseils du chef de groupe à la lumière de la loi bouddhique. La Rissho
Koseikai possède des membres dans plusieurs pays, et a joué un rôle actif
pendant des années, dans l’aide aux réfugiés et en oeuvrant pour la paix
dans le monde. Selon Le Point du 14.10.95, des soupçons de corruption du
ministre de la justice japonais, pesaient sur la Rissho Koseikai, pour qu’il
s’oppose au projet du parlement qui souhaitait modifier la loi sur les cultes
après l’attentat au gaz sarin par la secte Aum Shinri Kyo*.
RYOBU-SHINTO.
(Honchi-Suijaku).
C’est la convergence des divinités Shinto et bouddhiques dans le shintoïsme,
souvent attribuée au philosophe et prêtre Gyogi (670-749) et qui a perduré
jusqu’à nos jours avec des périodes et des fortunes diverses. Il fut
proscrit pendant la période de Meiji (1868-1912), accusé d’être un Shinto dégradé.
SEICHO
NO IE.
Mouvement bouddhiste
japonais créé en 1929 : 3 millions d’adhérents. (Voir Omoto)
SEIMEI
KYO. Association fondée par Meishu Sama pratiquant la guérison
spirituelle Jorhei*.
SEKAI
KIRISU TOKYO SHINREI KYOKAI. C’est
tout simplement le nom de la secte Moon (AUCM) en japonais. 500 000
adeptes dans le monde, dont une majeure partie en Corée, au Japon, en Uruguay,
aux E.U. et environ 300 en France.
SEKAI
KYUSEI KYO (Religion pour le salut du monde). (Voir
à Johrei) Ce mouvement est connu en occident sous le nom d’Eglise
Messianique Mondiale. Cette organisation de la « Grande société
japonaise Avalokistes Vara » fondée par Okada Mokichi (1882-1965)
à Tokyo en 1935. Okada étant malade rejoignit OMOTO* en 1920.
Il
se consacra à maîtriser ses théories et pratiques de guérison spirituelle.
C’est ainsi que OKADA, avec une poignée de fidèles, quitta OMOTO* en 1934
pour créer le SEKAI KYUSEI KYO. Son quartier général est situé à ATAMI
(Shizuoka), et l’actuelle dirigeante est Okada Itsuki, la fille du
fondateur. Le mouvement compterait 1 million de membres. SEKAI KYUSEI KYO tente
d’expurger du monde la guerre et la pauvreté en construisant un monde idéal, le
Paradis sur terre, caractérisé par la vérité, la bonté, la beauté et la
paix permanentes. Comme beaucoup de nouveaux mouvements religieux, la Sekai
Kyusei Kyo considère être au-delà des religions. Ses 2 pratiques les plus
connues sont le Johrei* et le Shizen Noho qui est une technique d’agriculture
naturelle. Le Johrei* est une pratique de guérison spirituelle. Les pratiquants
croient que le pouvoir de guérison de la lumière divine sort de la paume de la main des adeptes pour se répandre sur le
corps malade de ceux qui ont besoin d’aide. Au départ, seul le fondateur exerça
ce pouvoir mais, par la suite, cette pratique devint accessible à tous les
adeptes ayant reçu la « lumière ». La divinité de laquelle
provient cette lumière guérissante s’appelle selon les cas SU ou Kannon
(voir aussi Mahikari). Ce mouvement soutient que la beauté est essentielle dans
le Paradis, ce qui l’a amené à réunir un grand nombre d’objets d’art
pour les exposer dans 2 musées.
Sekigushi
Sakae.
Voir Mahikari.
Shakti
Pat.
Voir Life Space
SHINGON.
(Chinois
= Chen yen) La parole de vérité. Une secte bouddhique tantrique (occultiste),
introduite au Japon par le prêtre Kukai qui était allé vivre en Chine en 804.
10 ans après son retour, en 806, il construisit un petit centre de méditation
sur le Mont KOYA au japon, qui s’appellera plus tard le Kongobu-ji. Ses
enseignements sont contenus dans un ou ouvrage en 10 volumes, le Jujui Shinron
(822) qui plus tard sera abrégé en 3 volumes intitulés « Hizoboyaku ».
Pour démontrer la supériorité du Shingon, Kukai gradua la doctrine en 10
niveaux, allant des désirs sous-humains,
en passant par la morale, le mysticisme primaire, 2 niveaux de bouddhisme
classique (Theravada et Mahayana), le Hosso, le Tendai* et le Kegon pour aboutir
au top niveau, c’est à dire le Shingon ésotérique.
Kukai
rapporta des modelages peints de Chine et des diagrammes magiques. Le cœur de
la foi Shingon repose sur le Dainichi, le Bouddha de la lumière infinie, source
de toute existence. Les sculptures
et peintures sacrées sont censées servir de médium connectant la divinité
aux croyants, spécialement les images des 5 bouddhas du Kangokai « Ashuk,
Hosho, Amida*, Fukujoju et Dainichi ». Le Shingon comporte actuellement
environ 45 sous-sectes. Le To-ji à Kyoto en est le temple principal ou l’on
pratique les cultes ésotériques.
SHINNYOEN.
Un
nouveau mouvement religieux japonais dans la ligne du bouddhisme ésotérique
traditionnel fondé par Ito Shinjo (1906-1986) et Ito Tomoji
(1912-1967). Il serait fort de 1,8 millions de membres avec plusieurs centres en
France, aux Etats-Unis, à Taiwan et dans le monde. Ito Shinjo était un ingénieur
aéronautique passionné de divination. Le 4 février 1936 sa femme Tomoji, sous
la conduite de sa tante Yui Tamae, reçut le puvoir de médium. Shinnyoen
place sa fondation à partir de cette date où Shinjo, influencé par sa femme
et sa tante dans la voie religieuse, créa la même année une organisation
appelée Mokoto Kyodan dont les membres se réunissaient à leur domicile. En
1948 l’organisation prend le nom de Shinnyoen. Son siège, à Tachikawa,
comporte une grande statue de Bouddha expérimentant l’illumination. La
shinnyoen accorde une importance toute particulière au Sutra de la Grande mort,
réputé contenir le dernier sermon de Bouddha. Elle enseigne que le pouvoir de
médium réside potentiellement en tous ceux qui ont la nature du Bouddha, et
que chacun n’a besoin que de le révéler au travers des pratiques ascétiques
de la Shinnyoen. Devenir un médium est le but primordial d’un adepte
Shinnyoen, et cela se gagne non seulement en soignant sa nature de Bouddha, mais
aussi en accomplissant sa dévotion envers les esprits des ancêtres. La
pratique consiste à voir son cœur comme dans un miroir au travers du médium
qui, dans un état de transe, révèle à l’adepte son état intérieur. Deux
des sœurs d’Ito Shinjo et Tanoji, Ito Shinzo et Ito Shinrei
sont actuellement à la tête du mouvement.
SHINJI
SHUMEIKAI.
Fondatrice : Mme Koyama , qui est âgée de 91 ans. Il y aurait 300
000 adeptes et des succursales à Los Angeles, New York et Hong Kong. But :
cultiver la beauté, promouvoir l’agriculture biologique et le bien être
physique, mental et spirituel. Comme les autres NMR du Japon, cette organisation
bénéficie d’importants avantages fiscaux et de subventions, ceci provoquant
d’ailleurs la fréquente création de nouvelles associations religieuses.
Cette manne financière a permis à la Shinji Shumeikai de s’offrir la
construction pharaonique d’un musée où sont exposées des oeuvres d’art de
grande valeur destinées à honorer le « potentiel illimité de l’esprit
humain ».
SHINTO.
C’est
la religion indigène du Japon. Elle a reçu ce nom au 8ème siècle
(du chinois Shin Tao : chemin des dieux), après l’introduction du
bouddhisme au Japon, pour s’en distinguer.
En
Japonais elle porta probablement le nom de Kami no Michi. C’était un ensemble
des rites agricoles primitifs, qui n’a jamais été doté d’un corpus
doctrinal moral, ou philosophique écrit. Les anciens chamans Shinto
accomplissaient les cérémonies. Parfois ceux de la tribu Yamato les exécutaient
pour le compte des autres tribus. Leurs chefs tribaux assumaient leurs devoirs
religieux en tant que dirigeants religieux de l’état Shinto.
Le
shintoïsme prit une tournure politique au 8ème siècle quand les
scribes de la tribu de Yamato attribuèrent une origine divine à la famille impériale,
ce qui devint ensuite une règle (voir Kokutai Shinto). Les cérémonies Shinto
visent à inviter les Kamis* (divinités ou forces de la nature) à apporter
leur aide et leur protection aux hommes. Pour cela, des jeûnes, des offrandes,
des prières et des purifications sont pratiquées. Il y a aussi des cérémonies
communautaires instituées à certaines dates précises tout
au long de l’année. Les fidèles sont amenés aussi à visiter les
autels Shinto afin d’y accomplir leur dévotion. Le kami* est une mystérieuse
force (divinité) de la nature associée principalement à une particularité
topographique permanente (montagne sacrée, escarpement rocheux, chutes d’eau,
arbres ETC …). Les commentateurs populaires se sont chargés ensuite
d’amplifier le mystère par des récits légendaires au sujet de ces lieux
magiques. Ces contes populaires rapportent des histoires d’animaux possédés
d’esprits, de chiens ou chats ensorcelant des êtres humains, plus souvent des
femmes. Les astres ne jouent qu’un rôle accessoire de kami* dans le shintoïsme.
L’accent est mis sur l’importance de la pureté et de ce fait, un certain
nombre de souillures doivent être évitées, notamment celles liées à la mort.
Le
shintoïsme est destiné principalement à obtenir des avantages et des bénédictions
pour cette vie présente, qui est considérée comme un don divin. Les rites
purificatoires rendent l’adorateur présentable et donc apte à être entendu
par le Kami*. Traditionnellement chaque village entretien l’autel de sa
divinité tutélaire. En 1339, un traité politique et historique sur le Shinto
(Jinno Shotoki), a servi de référence jusqu’à l’époque Meiji (1868-1912)
pour fixer les pratiques et procédures
administratives.
Ensuite
le shintoïsme a été scindé en 2 branches, les sanctuaires
Shinto (Jinja) et les écoles ou sectes Shinto (Kyoha). Le concept de
divinité de l’empereur apparu dans le shintoïsme au 8ème siècle,
doit son origine au principe confucéen de fidélité à l’état et à
l’empereur, importé de Chine.
Après
la seconde guerre mondiale, le Shinto a perdu son statut de religion officielle,
et les membres des sanctuaires Shinto n’eurent plus d’offrandes obligatoires
à verser. Depuis, les contributions sont devenues libres.
Shoko
Asahara.
Voir Aum Shinri Kyo.
SHOMU.
Empereur Japonais (699-756) qui fut à l’origine de la propagation du
bouddhisme au Japon.
SHOTOKU.
Le
prince Shotoku, (8ème siècle) l’une des personnalités des plus
saintes du bouddhisme japonais, auteur de plusieurs ouvrages d’inspiration
confucéenne et bouddhique. Nombre de faits et miracles lui furent attribués.
Il fut ensuite décrit comme une réincarnation de Bouddha. Toutes les sectes et
écoles bouddhistes ultérieures (y compris le Zen) augmentèrent leur nombre
d’adeptes lorsqu’elles proclamèrent l’inspiration divine des
enseignements du prince.
SHUGENDO.
Pratique officielle des moines ascètes japonais du Yamabushi. Ils gravissent
les montagnes sacrées afin d’être investis des bons esprits, d’exorciser
les démons et transmettre ainsi la volonté des kamis* aux fidèles dépendant
des sanctuaires villageois. Ils sont organisés en écoles intimement liées aux
mouvements ésotériques bouddhistes Shingon* et Tendai*. Le Shungendo a été
proscrit à l’époque Meiji (1872), accusé d’être un Shinto déviant. Il y
a toujours des Yamabushi actuellement.
SOKA
GAKKAI (SK). (Voir
aussi Rissho
Koseikai) Non reconnue par l’Association des Bouddhistes de France en raison
de son exclusivisme et de son prosélytisme intense,
ce mouvement est au bouddhisme ce que les témoins de Jéhovah sont au
christianisme. Ce mouvement est aussi cité dans les 2 derniers rapports
parlementaires français (1995, 1999) consacrés aux dangers et nuisances des
sectes. Il y aurait 12 Millions d’adeptes dans le monde, dont 9 au Japon .
Le centre européen de la SK se trouve à Trets dans le sud de la France.
Tsunesabura Makiguchi (1871-1944) créa en 1930 la Nichiren*
Shoshu, école monacale du bouddhisme Nichiren* Daishonin, moine réformateur
du 13ème siècle.
En
1937, il fonda la Soka kysiku Gakkai, association de laïcs mettant en pratique
le bouddhisme Nichiren. Josei Toda lui a succédé de 1947 à 1958. Daisaku
Ikeda (né en 1928 à Tokyo) préside actuellement la Soka Gakkai depuis
1975. La branche religieuse, la Nichiren Shoshu (Voir à ce mot) au travers de
son grand patriarche Abe Nikken a excommunié le président Ikeda en 1990, ce
qui provoqua une rupture entre la Soka Gakkai et l’organisation monastique de
tutelle. La lutte fratricide fait toujours rage de nos jours où les ex-alliés
s’excommunient mutuellement et copieusement.
La
Soka Gakkai fait reposer l’essentiel de sa doctrine sur 2 chapitres du Sutra
du Lotus en référence au moine Nichiren. Elle enseigne que la récitation répétitive
d’une formule magique extraite du sutra du Lotus est porteuse automatiquement,
pour les pratiquants, de réussite dans tous les domaines de la vie et de révélation
spirituelle. C’est une sorte d’évangile de la prospérité version
bouddhiste.
Chaque
adepte aménage un autel à son domicile et
y accueille éventuellement les réunions du groupe local. La Soka Gakkai
bénéficie de l’appui du parti Komeito, très influent au parlement japonais.
Ceci qui lui a permis de faire opposition au projet de réforme de la loi sur
les cultes en 1995, suite à l’attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo
par la secte Aum Shinri Kyo*.
Spirite
of Jesus Church.
Voir
Iesu no Mitama Kyokai.
Takahashi
Keiko et Shinji.
Voir GLA.
Takahashi
Koji.
Voir Life Space.
TANTRISME.
Doctrines et rites appartenant à l’hindouisme et au bouddhisme et dont les
textes canoniques (Tantras), consacrés au culte de Shakti, ont été rédigés
entre les 10 et 13ème siècles. Ils donnent la marche à suivre pour
échapper à l’ignorance et à se libérer de la réincarnation grâce à la
connaissance directe. Il existe 2 grandes écoles de tantrisme, dont la plus
connue en Occident utilise la sexualité comme moyen d’aboutir à la réalisation
spirituelle. Elle est très utilisée et souvent dévoyée par les sectes et
groupuscules « new age » et certains psychothérapeutes peu
recommandables.
TENDAI.
Nom provenant d’une
montagne et d’une secte chinoise (T’ien-T’ai). Le prêtre Saicho introduisit
les doctrines du Tendai dans son monastère du Mont Hiei (Kyoto) à son retour
de chine en 805. Il écrivit un traité (Kenkai-ren) consacré à la conduite de
l’initiation dans le bouddhisme Mahayana (grand véhicule). La base doctrinale
du Tendai repose sur le Sutra du
Lotus (Hokkekyo), comme cela était le cas dans l’école bouddhiste Kegon
(voir Bouddhisme au Japon). Le Bouddha Yakushi en est la divinité principale.
Saicho construisit le premier centre de méditation consacré au Sutra du Lotus
en 812, et élabora ensuite le culte ouvrant ainsi la voie à l’expansion du
culte d’Amida*. Le Tendai devint ésotérique lorsque ENNIN introduisit
l’usage tantrique des mandalas. Toutes les écoles bouddhistes Kamakura
doivent leurs origines à des moines formés dans le Tendai : Le Pays pur,
le Zen et Nichiren*. Le Tendai adopta des positions politiques très discutables
à l’époque médiévale, ou ses
moines soldats combattirent violemment les autres temples et sanctuaires Shinto,
répandant la terreur dans la ville de Kyoto notamment. Oda Nobunaga (1534-82)
se chargea de les calmer. Il les tua presque tous et confisqua leurs biens.
L’originalité
doctrinale du Tendai réside dans le fait que la nature du Bouddha est inhérente
à tous les êtres humains, même les plus modestes, et que l’illumination
s’obtient par une conduite morale et une méditation rigoureuse. Les moines
s’astreignent à une stricte discipline, lisent les Sutras* plus que leurs
commentaires et étudient la triple vérité du Tendai : La vanité, l’état
provisoire des choses et la voie du milieu.
TENRIKYO.
Secte
guérisseuse japonaise tirant son origine d’une femme chamane (Miko*), Nakayama
Miki (1798-1887), dont le siège est à Tenri (Nara). En fait, le mouvement
se radicalisa sous l’influence de celui qu est considéré comme le
co-fondateur du Tenriyo, Iburi Izo.
Les
adeptes vénèrent une divinité créatrice Tenri-o-no-mikoto ainsi que
l’endroit où la création prit place. Le bonheur et la prospérité
s’obtiennent en maîtrisant les faiblesses et les manquements humains. Le
travail et le service accomplis dans l’harmonie sont censés conduire les
croyants vers une vie meilleure, plus vertueuse lors de leur prochaine réincarnation.
Il y aurait 1,7 millions d’adeptes (un centre est implanté dans les Hauts de
Seine en France).
Les
dirigeants successifs du Tenrikyo sont des descendants de Nakayama Miki. Tous
les représentants des centres officiels sont liés à la diffusion de l’idéologie
et sont de sérieux recruteurs.
Terre
et partage.
Voir Zen macrobiotique.
Toda
Josei. Voir Soka Gakkai.
Tokumitsu
Kanada.
Voir PL Kyodan.
Tsunabura
Makiguchi.
Voir Soka gakkai.
ZEN. Voir Bouddhisme au Japon
ZEN
MACROBIOTIQUE.
Mouvement non reconnu par les autorités bouddhiques traditionnelles. Donc, à
ne pas confondre avec le Zen. Nyoiti Sakurazawa, dit Georges Oshawa
(1893-1967), ce japonais sans aucune formation médicale, se proclama un beau
jour, prophète et devin. A l’âge de 18 ans, il reçut l’auto révélation
d’une méthode alimentaire apte à guérir toutes les maladies, même les plus
graves. Il suffirait donc de revenir aux saines nourritures de ses ancêtres
japonais d’il y a 5000 ans. Michio Kushi, un japonais né en 1926, sera
son successeur jusqu’à nos jours. Le mouvement se diffusera en France à
partir de 1968, avec un ancrage solide notamment en Alsace à Muttersholtz avec
l’association « Terre et partage ». La mise en
pratique de la doctrine consiste essentiellement en l’application de régimes
alimentaires plus ou moins rigoureux dont les plus poussés s’avèrent
dangereux. Des produits macrobiotiques sont vendus dans le monde entier. La devise des usines de fabrication à usage des travailleurs est
« La santé par le jeûne et le travail ».
Nos
références et bibliographie
-
The
Penguin dictionary of religions (seconde édition : 1995). John
R. Hinnells.
-
Les sectes en France. CCMM 1991.
-
Dictionnaire de groupes religieux aujourd’hui. Jean vernette, Claire
Moncelon. PUF 1995.
-
Le dico des
sectes. Annick
Drogou-CCMM . Milan 1998.
-
Dictionnaire des religions . Mircea Eliade. Presse Pocket
1990.
-
Encyclopédie des sectes dans le monde. Christian Plume, Xavier Pasquini.
Ed. Alain Lefeuvre 1980.
-
Les sociétés secrètes féminines. Marianne Monestier. Les productions
de Paris 1963.
-
L’état des religions dans le monde. Cerf 1997.
-
Dictionnaire des religions. Marguerite-Marie Thiollier . Marabout
1982.
-
Les maîtres
spirituels et mystiques contemporains. Bruno
Solt. Retz 1992.
-
LE REIKI.
Mouvement de guérison magique, fondé par le Japonais Usui . Edit. GEMPPI -
Bulletin
« Découvertes sur les sectes et religions » n°43 – Oct. 1999.
G.EM.P.P.I. B.P. 2416
13215
MARSEILLE CEDEX 2
(
04 91 08 72 22 )
Mouvement
associé au C.C.M.M.
pour la prévention contre les sectes
et
correspondant de la FECRIS
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