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Comment douze ans de recherches se sont terminées au seuil de l'Église Catholique |
Source : Coming Home Network
Par
Karl Kohlhase
J'ai
grandi en l'église luthérienne, toutefois
pendant mon adolescence, je me suis éloigné du
Seigneur. Lorsque j'ai eu 18 ans, je ressentis l’appel
du Christ et je décidai de lui offrir le reste de
mon existence. À la sortie du lycée, j'ai
commencé à prier pour savoir ce que le Seigneur
voulait que je fasse de ma vie pour LUI. Puisque
j'avais joué dans plusieurs groupes rock au
lycée, j'ai pensé que peut-être que je devais
créé un groupe rock chrétien.
J'ai donc téléphoné à un vieux camarade
musicien qui fréquentait un collège des
Assemblées de Dieu. Il m'a conseillé de venir à
l'école où je pourrais ainsi rencontrer d'autres
musiciens qui pourraient être intéressés par
mon idée. Lors de ma visite, je fus emballé de
trouver tant de jeunes hommes et femmes consacrés
à Christ, à la Parole de Dieu et à la prière.
J'ai accroché tout de suite.
Je commençais à aller aux classes et aux
services de l'église, me portant volontaire pour
une mission locale de témoignage dans les rues de
Minneapolis. J'étais si ardent dans ce que
j'apprenais au sujet de la prière et du
ministère que je mettais en pratique, que j'ai
indubitablement décroché de mes études. Je
laissai le collège pour poursuivre le ministère
sur le terrain pour les Assemblées de Dieu.
Après deux années de ce ministère, je fus
impliqué dans l'église pentecôtiste. Ils
enseignaient certaines doctrines terriblement
hérétiques, cependant j'étais jeune,
impressionnable et convaincu par leurs
manipulations des Écritures. (Pour sûr, il
aurait été agréable à cette époque d'avoir le
conseil d'un Pape ! ) Ils appuyaient beaucoup
leurs croyances sur la prémisse que la première
Église avait sombré dans l'apostasie et ils se
réclamaient de cette manière des vérités
primitives qu'ils prétendaient posséder.
J'ai donc commencé à lire les premiers Pères
Apostoliques de l'Église pour vérifier si ils
avaient raison. J'ai été assommé de constater
comment ces hommes étaient de véritables
catholiques depuis les touts débuts de l'Église
! Ils étaient les disciples directs des Apôtres
eux-mêmes (du premier siècle) et ils parlaient
de l'Eucharistie comme étant la chair littérale
et le sang du Christ, ils parlaient au sujet des
évêques et de la primauté de l'Évêque de Rome
!
J'étais anéanti. Je suis allé en parler avec un
prêtre Catholique. Cela ne fut pas du tout
encourageant pour moi. Je ne sais pas si ce
prêtre était fâché ou il se passait quelque
chose chez lui, néanmoins il m'a découragé en
me disant : « Pourquoi voudriez-vous devenir
Catholique ? »
J'ai
donc abandonné.
Je suis retourné à mes racines familiales
luthériennes et je me suis inscrit dans un
collège luthérien afin de poursuivre mes études
en musique. J'ai rencontré ma future femme et
elle m'introduisit à son tour dans une église
évangélique libre que j'ai beaucoup aimée et
fréquentée pas la suite. Il y avait là beaucoup
de compréhension et de chaleur humaine. C'était
comme une famille. Le ministre était un
formidable enseignant et prédicateur qui
connaissait et aimait évidemment les Écritures.
Après ma graduation et m'être marié, ma femme
et moi avons déménagé avec notre premier-né de
deux mois à Portland. Je projetais d’étudier
dans cette ville pour l'obtention d'une maîtrise
en Musique Sacrée dans un conservatoire Baptiste.
Assez étrangement, c'est là dans ce
conservatoire Baptiste que j'ai considéré
devenir Catholique pour la deuxième fois. Nous
étudiions Matthieu lors d'une de mes classes de
théologie. Nous lisions le passage où le Christ
dit à Pierre, « Eh
bien, moi, je te le déclare, tu es Pierre
et sur cette pierre je construirai mon
Église. La mort elle-même ne pourra rien contre
elle. » (Matthieu 16:18).
Mon professeur nous dit alors qu'il avait un point
de vue impopulaire sur ce passage de l'Écriture.
Il croyait que le rendu du texte en langues
originales exprimait que le Christ se référait
à Pierre quand Il dit : «sur CETTE
pierre».
Normalement,
les Protestants essayent par tous les moyens de
nier cela et de dire plutôt que Jésus parlait
dans ce passage de la foi ou de lui-même ...
Jamais de Pierre l'Apôtre !
De
plus, notre professeur démontra la place
prééminente de Pierre parmi les douze et cela
partout dans les Évangiles et le livre des Actes.
Il a cependant écarté rapidement l'idée d’une
succession Apostolique.
J'étais maintenant convaincu, mais non pas encore
prêt à faire le saut. «J'étudie pour devenir
ministre Protestant, pour l'amour de Dieu » me
disais-je intérieurement « il s'agit simplement
d'une tentation pour me faire abandonné mon
objectif.»
Avant que je n'aie terminé le séminaire, j'eue
l'occasion de retourner à
l'église évangélique libre que je
considérais comme mon église familiale afin d’y
occuper la fonction de directeur à plein temps du
ministère de la musique et des jeunes. J'aimais
beaucoup ce ministère. Un ministère
épanouissant et formidablement satisfaisant.
Après environ trois ans dans cette fonction, les
questions «ennuyeuses» ont commencé à remonter
à la surface dans mon esprit et alors que je
lisais la Bible pendant mes périodes d’adoration
privée. Que Christ entend-il quand il dit « à
moins que vous ne mangiez Ma chair et buviez Mon
sang » ?, «Ceci
est Mon corps» ?,
«À
moins que vous ne soyez nés d'EAU et l'Esprit» ?
Pourquoi l’Église primitive avait-t-elle des
évêques ? Comment Christ pouvait-il donner aux
Apôtres l'autorité de pardonner les péchés ?
Et cetera... Ces questions me hantaient !
Je commençais à étudier de nouveau. Je
rugissais chacune des oppositions que je pouvais
trouver contre l'Église. Comme je lisais les
Écritures, le Catéchisme, les pères de
l'Église et quelques apologistes catholiques, je
constatais que l'Église était une forteresse
impénétrable. Non seulement, elle possède une
réponse pour chaque objection, mais elle est d’une
logique inaltérable.
Je n'ai pas voulu devenir Catholique cependant.
Cela aurait signifié pour moi de perdre mon
ministère bien-aimé. Cela aurait voulu dire pour
moi hériter d'une montagne de discorde dans ma
famille. Cela aurait signifié pour moi que tous
les gens qui m'avaient respecté jusqu'alors comme
un homme de Dieu, se détourneraient de moi en
hochant la tête de honte à la mention de mon
nom : «Le pauvre compagnon instable», se
diraient-ils entre eux.
J'ai prié le Seigneur car je ne pouvais pas faire
ce pas sans un signe de sa part. Je désirais un
signe, un miracle ! N'importe quel miracle ferait
l'affaire. Peut-être Marie pourrait-elle
m'apparaître. Ou alors Saint-Paul pourrait
descendre du ciel et venir parler avec moi. (Rien
de trop prodigieux…) et j'ai continué ainsi à
prier, à étudier en conservant l'espoir secret
d'un miracle.
Puis un jour, une pensée m'a traversé
l'esprit : «Karl, as-tu eu besoin d'un signe
avant de te décider à me suivre lorsque tu avais
18 ans ? »
Non je n'avais pas eu besoin d'un signe à 18 ans
pour suivre le Seigneur. Et je marchais dans la
foi depuis 12 ans, sans voir Son visage ou
entendre Sa voix. Cette leçon était lumineuse.
Je devais à nouveau me lancer par la foi
uniquement. J'ai donc prié le Seigneur lui disant
que s'Il pouvait me persuader de l'Église
catholique tout autant que je l'étais de
Jésus-Christ, le Fils ressuscité de Dieu, que
j'irais à l'Église Catholique.
J'ai rugi mes dernières objections à l'Église,
j’ai trouvé les réponses à ces objections...
et je suis entré à l’unique et Sainte Église
Catholique le dimanche de la Pentecôte de l'an
2000.
J'ai rapidement eu l'intention de trouver un
ministère dans l'Église que Jésus fonda. Cela a
été un processus laborieux et évolutif et je
suis heureux de savoir aujourd'hui ce qu'il veut
de moi aujourd’hui..
J'ai enregistré un disque de musique
contemporaine sacrée et l'ai hébergé sur un
site Internet avec certains de mes hymnes et de
mes travaux choraux. Ma prière est qu'il porte
beaucoup du fruit pour la gloire de mon Sauveur.
Mes
prières vont à tous ceux qui cherchent....
Recherchez et vous trouverez !
Par Karl Kohlhase
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