L’amour chrétien à la manière de la Watchtower
Christian love and Jehovah's Witnesses

Encore une fois, je vous présente un fait vécu, une expérience crève-cœur. Cette histoire est tirée du livre « In Search of Christian Freedom » de Raymond Franz, livre publié chez « Commentary Press », pages 353-358.

 

«Zev» :

Vous qui êtes nouveaux ici, demandez-vous ce qui suit… Est-ce le genre d’amour dont Jésus aurait fait preuve à l’égard d’un homme ? 

Ce texte est long. S’il vous plait, préparez-vous pour ce que vous vous apprêtez à lire.

Vous avez été averti…


    Puisque toutes les exclusions sont rapportées aux quartiers généraux de l’organisation, ceux-ci ne sont pas dans l’ignorance de ce qui survient. Comme dans le cas pathétique de Percy Harding qui illustre si bien ce phénomène, car ce cas s’est produit, pour ainsi dire, sur le seuil de la porte des quartiers généraux. En 1910, alors qu’il était âgé d’environ 20 ans, Percy, natif de l’Ouest du Canada, commença à lire les écrits du pasteur Russell, et en six mois il avait lu pas loin de 3,000 pages de ces écrits. Il se retira de l’église protestante où il était membre et il se retrouva tout à fait seul au sein de sa nouvelle foi parmi ses concitoyens. Il commença à « témoigner » et il forma ainsi deux groupes dans sa région et il procéda à des baptêmes dans une rivière du voisinage. Il écrivit :

« En 1918 j’ai quitté un bon emploi pour devenir colporteur. Mon territoire avait une étendue de centaines de milles carrés, principalement le long des voies ferrées, du sud de l’Alberta jusqu’à la côte du Pacifique. Je parcourais aussi ce territoire à pied, transportant deux petits sacs de livres. Souvent je marchais de 15 à 25 milles par jour.». 

Au bout de sept ans à s’adonner à cette activité, le 25 mai 1925, il s’est rendu à Brooklyn, New York, pour y servir aux quartiers généraux de la Watch Tower. Au bout d’environ quatre ans, l’attitude se développant sous la présidence de Rutherford, et la conduite de certains individus en position d’autorité laissa Percy désillusionné. En 1929, il termina son service  aux quartiers généraux.

En dépit de tout cela, il demeura associé et actif avec la même congrégation à Brooklyn pour les cinquante-six années suivantes. Au sujet de ce qui survint ensuite, il écrivit :

« Du mois de mai 1925 jusqu’au mois de décembre 1981, je suis demeuré au sein de la même congrégation jusqu’à mon exclusion pour avoir parlé de la Parole de Dieu avec quelques-uns de mes amis. C’était incroyable, et, en autant que la Société est concernée, c’était là une performance disgracieuse. Le comité judiciaire était en possession d’une lettre du collège d’anciens d’une autre congrégation. Ceux-ci avait déjà exclus un de mes amis. Ils l’avaient questionné avec insistance au sujet d’autres individus avec qui il avait parlé de la Bible. Il céda et il leur dit que c’était vrai, tout en mentionnant mon nom parmi d’autres. Alors cette lettre des anciens, incluant des choses que moi et d’autres avaient dit, me fut présentée tout en me demandant de la commenter. J’ai dit aux membres du comité que je n’avais rien à dire, que ce qui se passait entre moi et mes amis était strictement de nature privée et que ce n’était les affaires de qui que ce soit d’autre. Ils m’ont promis de me remettre une copie de la lettre, mais je ne l’ai jamais reçue.».

« Ils commencèrent alors à me poser des questions, la plus importante étant : « Croyez-vous que la Société soit l’organisation de Dieu et que celle-ci communique la vérité ? » Je répondis : « Il n’y a rien dans la Parole de Dieu qui indique que Dieu ait jamais utilisé une «organisation» pour communiquer la vérité. De Moïse, en passant par tous les prophètes, de Jean à la Révélation, ce fut toujours un individu ».

« Il y a eu trois réunions de ce comité, la dernière s’étant tenue au Béthel. Le soir que je fus exclus, Harry Peloyan [membre depuis longtemps du comité de rédaction de la Watch Tower] prononça un discours à la Salle du Royaume, proférant une accusation qui n’avait même pas été discutée dans aucune des réunions du comité, accusation d’une soi-disant perturbation de l’unité de la congrégation. Il utilisa, de manière incorrecte, le texte de 2 Jean 10 :11, en donnant ordre à 175 personnes de m’ignorer. Après la réunion tout le monde m’évita, passant leurs chemins comme si j’étais un lépreux.».

 

Percy était alors âgé de 91 ans, et il avait un état de santé chancelant. Que nous considérions sa compréhension de certains textes des Écritures comme étant correctes ou non, le fait demeure que la question soulevée n’était pas à cause d’avoir perturbé le climat de la congrégation, ce qui était évident, mais bien plutôt parce qu’il avait eu des conversations privées avec des amis. Personne dans la congrégation ne s’était plaint qu’il fût un «agitateur» et l’enjeu devint un problème seulement par l’intermédiaire d’une lettre provenant d’une autre congrégation, qui avait commencé une investigation et un interrogatoire menés par les anciens, et tout cela au sujet de remarques privées portant sur les Écritures, remarques émises à des amis personnels. (Comparez ce qui précède avec les accusations portées contre l’apôtre Paul en Actes 24 : 5-13.) Lors d’un voyage dans le nord-est du pays en 1982, je me suis rendu chez Percy Harding à son domicile de la sixième rue à Brooklyn. Il était assis, semblant être en train d’être engouffré dans cette grande chaise, un homme petit, frêle, manifestement affaibli par l’âge et la maladie. 

Je me suis demandé comment, qui que ce soit en possession de tous ses moyens, pouvait considérer une personne comme lui, quelqu’un n’occupant pas de position importante, n’ayant pas d’influence particulière, comme pouvant constituer un tel danger, et ce en dépit de ses quelques soixante-dix ans d’association, qu’il soit jugé nécessaire qu’il soit exclus et coupé de ses amis, dont certains étaient des amis de toute une vie. Je pense qu’une organisation doit être extrêmement incertaine d’elle-même, sentir un incroyable sentiment de vulnérabilité, pour même considérer qu’un homme si frêle, si âgé, puisse constituer une menace. Au sujet de l’effet que son exclusion a eu sur sa vie personnelle, il écrivit :

«  Avant que tout cela survienne, deux [Témoins] infirmières me rendaient visite, presque à toutes les semaines. Elles faisaient des choses pour moi que je n’étais pas en mesure de faire, et ce qui est encore plus important, elles pouvaient venir chez moi sur appel si j’en avais besoin. Puisque j’aurai 92 ans le 18 août prochain, qui sait si une urgence peut m’arriver ? Après que j’ai été exclus, j’ai appelé une des deux infirmières. Son mari a répondu au téléphone et il m’a dit :

« Il n’est pas permis à Ann de vous parler ». Laissez-moi vous dire encore que la seule chose que les anciens avaient contre moi était le fait que j’avais parlé de la Bible avec certains de mes amis».

 

Lors de mes conversations avec Percy, j’ai constaté qu’il était un homme au franc-parler. Il peut bien avoir été direct dans ses discussions avec les anciens qui le jugeaient. Mais, même s’il a été plus que direct, voire même caustique, même querelleur – comment cela pourrait justifier d’exclure un homme 91 ans, célibataire, malade, sans proches parents à des centaines de milles de distance, l’expulsant sans ambages, même compte-tenu de ses soixante-dix ans d’association, comme étant devenu quelqu’un à ignorer et à oublier ? Quel crime haineux avait-il commis qui puisse justifier un tel geste ? Je trouve difficile de comprendre comment qui que ce soit, se déclarant être disciple du vrai Berger des brebis, Jésus Christ, puisse prendre part à un tel geste, quelqu’un qui dans mon esprit ne mérite pas moins que l’étiquette de sans-cœur. Malgré tout, tel que nous l’avons vu plus haut, tout cela s’est produit au « seuil de la porte » des quartiers généraux mondiaux de la Société Watch Tower. 

 

Percy est maintenant décédé, il est mort dans son sommeil le 3 février 1984. Au cours des vingt-cinq mois suivant son exclusion, pas une seule personne de la congrégation à laquelle il avait été associé pendant 56 ans, n’est allée le voir ou s’est souciée de ses besoins.  

Source : http://www.jehovahs-witness.com/forum/thread.asp?id=9899&site=3

«IN SEARCH OF CHRISTIAN FREEDOM» et «CRISIS OF CONCIENCE» 
de RAYMOND FRANZ  

 


ZEV

Again, I bring you another heart wrenching experience. From the book «In Search of Christian Freedom», Raymond Franz, «Commentary Press», Pages 353-356.

 

You new ones here, ask yourselves....Is this the kind of love that Jesus would have show man?

 

This is long. Please prepare yourself for what you are about to read.
You have been warned...

 


Since all disfellowshiping actions are reported to the headquarters organization, it is not unaware of what is happening. The pathetic case of Percy Harding illustrates this, for it took place virtually on the international headquarters' doorstep. In 1910, when about twenty years old, Percy, a native of western Canada, began reading the writings of Pastor Russell and in six months had read some 3,000 pages of material. He resigned from the Protestant church of which he was a member and found himself totally alone in his new belief among his townspeople. He began "witnessing" and formed two groups in the area and held baptisms at a nearby river. He writes:

In 1918 I quit a good job to become a colporteur. My territory covered hundreds of square miles, mostly along the railways, from southern Alberta to the Pacific coast. I also covered the country territory on foot, carrying two small bags of books. Often I walked as much as 15 to 25 miles a day.

After seven years of this activity, on May 25, 1925, he went to Brooklyn, New York, to serve at the Watch Tower headquarters. After about four years, the attitude developing under the presidency of Rutherford, and the conduct of some exercising oversight left Percy disillusioned. In 1929 he terminated his work at the headquarters.

Despite this, he remained associated and active with the same congregation in Brooklyn for the following fifty-six years. Of what then happened he writes:

From May, 1925, until December, 1981, I remained in the same congregation until I was disfellowshiped for talking about God's Word to a few of my friends. This was unbelievable, and, so far as the Society is concerned, a disgraceful performance. The judicial committee had a letter from another board of elders in a different congregation. They had disfellowshiped a friend of mine. They questioned him at length about other people he had talked to about the Bible. He caved in and told them, mentioning my name among others. So this letter from the elders, including things I and others had said, was presented to me with a request that I comment on it. I told the committee that I had nothing to say, that what went on between me and my friends was strictly a private matter and was nobody else's business. They promised me a copy of the letter, but I never received it.
Then they started asking questions, the most important being, "Do you believe that the Society is God's organization and that it is bringing forth truth?" So I said, "There is nothing in God's Word to indicate that God ever used an ‘organization' to bring forth truth. From Moses, down through all the prophets to John and the Revelation, it was always an individual."

There were three committee meetings, the last being at Bethel. The night I was disfellowshiped, Harry Peloyan [a long-time member of the Watch Tower's writing staff] made a speech at the Kingdom Hall, bringing a charge that was not even discussed in any of the committee meetings, that of disrupting the unity of the congregation. He misused 2 John 10, 11, in instructing 175 people to cut me cold. After the meeting everyone filed out, passing me by like I was a leper.

Percy was 91 years old and in poor health. Whether one may consider his understanding of certain scriptures as correct or mistaken, the fact remains that the issue arose, not because he was creating a disturbance, one that was congregationally evident, but because of private conversations with friends. No one in the congregation had complained of his being an "agitator" and the matter became an issue only as the result of a letter from another congregation that initiated investigation and interrogation by elders into his private remarks on Scriptural subjects among personal friends. (Compare the accusation against the apostle Paul and his defense at Acts 24:5-13.) On a trip to the northeast in 1982, I visited Percy Harding at his home on 6th Street in Brooklyn. He sat, seemingly dwarfed by the large chair, a small, frail-looking man obviously weakened by age and illness.


I asked myself how anyone in his right mind could view a person like that, having no position or particular influence, as constituting such a danger that, despite his some seventy years of association, it was deemed necessary that he be disfellowshiped and cut off from all his lifetime associates. I thought that an organization must be extremely unsure of itself, feel an incredible sense of vulnerability, to ever consider such a frail, aged man as a threat. Concerning the effect the disfellowshiping had on his personal circumstances, he writes:

Before this there were two [Witness] nurses who visited me, almost every week. They did some things for me that I was unable to do for myself, and, more importantly, they were on call if I needed them. Since I will be 92 years old on August 18, who knows when an emergency may arrive? After I was disfellowshiped, I called one of the nurses. Her husband answered the phone and said, "Ann is not allowed to talk to you.” Let me say again that the only thing the elders have against me is that I talked to a few of my friends about the Bible.

In my conversations with Percy I found him to be a blunt-speaking man. He may well have been quite blunt in his discussions with the elders who judged him. But even if he had been more than blunt-had been caustic, even cantankerous-how could that possibly justify cutting off a 91-year-old man, single, ill, with no relatives within hundreds of miles, writing him off, along with his over seventy years of active association, as someone now to be ignored and forgotten? What heinous crime had he committed that could justify this? I find it difficult to understand how anyone claiming to be a disciple of the true Shepherd of the sheep, Jesus Christ, could be party to such an action, one that in my mind merits no less description than heartless. Yet, as stated, it took place on the very "doorstep" of the world headquarters of the Watch Tower Society.

Percy is now dead, having died in his sleep on February 3, 1984. During the twenty-five months following his disfellowshipment, not a single person from the congregation with which he had been associated for 56 years came to see him or inquire of his needs.


By Zev

Edited by - zev on 12 August 2001 

Source : http://www.jehovahs-witness.com/forum/thread.asp?id=9899&site=3

«IN SEARCH OF CHRISTIAN FREEDOM» and «CRISIS OF CONCIENCE» 
by RAYMOND FRANZ  


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