| Je trouvais les témoins sympathiques... |
Je m’appelle
Daniel et je travaille comme représentant pour une compagnie de produits thérapeutiques. Mon
histoire avec les témoins de Jéhovah débute il y 10 ans. Nous avions alors
trois petites filles dont la plus jeune était ma fille «biologique». Comme
beaucoup de personnes, quand les témoins de Jéhovah venaient frapper à notre
porte, nous leur disions que cela ne nous intéressait pas! Après quelque temps,
je me suis aperçu que les témoins de Jéhovah venaient chez moi, le jour,
pendant mon absence. Mon épouse s’était liée d’amitié avec une témoin
qui par la suite devint son mentor. Au début, je n’y attachais aucune
importance. Je me disais que mon épouse est adulte et libre de pratiquer la
religion qui lui plaît.
Je trouvais les témoins sympathiques toutefois cette religion ne m’intéressait
pas du tout. Mon épouse cessa de fumer la cigarette ce qui était une bonne
chose, et peu à peu cette religion commençait à s’introduire dans notre vie
privée et même dans notre chambre à coucher! Elle avait changé même sa façon
de s’habiller. Mon épouse était une femme sensuelle ce qui disparaissait peu
à peu. Et plus le temps avançait et plus elle changeait ses habitudes de vie;
finies les fêtes des enfants, finies les fêtes de Noël, finis les «party»
de bureau à Noël etc.… Cette religion devint son sujet de conversation
continuel.
Je ne savais plus quoi faire, elle semblait vraiment déterminée et de plus en
plus fanatique. Elle sortait souvent avec les enfants pour aller à ses réunions
et dans le «service de porte à porte». Après quelques années nous n'avions
plus vraiment d’amis à part les témoins eux même. Si j’avais le malheur
de faire du charme à une caissière de l’épicerie et qu’il s'y trouvait
des témoins mon épouse l’apprenait aussitôt.
Peu à peu je me suis isolé, je passais le plus clair de mon temps seul, je délaissais
mes enfants, je ne reconnaissais plus mon épouse, ce n’était plus la même
femme. Elle était devenu incapable de réfléchir seule, il lui fallait
toujours vérifier dans les revues de l'organisation, la bible ou avec les
«anciens» qui sont les responsables des témoins de Jéhovah..
Ma fille aînée n’acceptait pas cette religion et cela occasionnait beaucoup
de conflits. Elle quitta la maison à 17 ans. Elle était rebelle et donna
naissance à un bébé à l'âge de 15 ans. C’est moi et mon épouse qui
eurent à nous en occuper... C’est encore moi qui devait m’occuper du bébé
pendant les réunions.
Notre histoire s’est terminé par un divorce. Cela a été difficile mais
j’avais besoin de me retrouver seul. J’expliquais à mon épouse que c’était
sa religion et non la mienne. Je n’avais pas à changer ma façon de vivre.
Par la suite, je
recommençais à m’occuper plus des enfants. Avec
mon ex épouse, nous avions une entente à l’amiable qui disait que je
partageais la garde de ma fille et mon petit fils avec elle. Celle-ci brisa son
entente et déménagea à Montréal alors que moi je devais rester à Rawdon. Je
ne pouvais pas déménager.
Par la suite, elle se remaria avec un témoin. Ils ont été exclus tous les
deux parce qu’ils n’ont pas attendu le mariage pour … ils sont
maintenant tous les deux réintégrés.
Avec le temps les choses se sont corsées, elle me menaçait toujours que je
n’aurais plus ma fille les week-ends si je ne respectais pas les jours de réunions.
J'ai pris conscience que lorsque ma fille était chez moi, qu'elle ne voulait
pas aller à ses réunions. Donc pour lui éviter les sermons de sa mère et
surtout de son nouveau mari, elle avait des migraines et des maux de cœurs
chaque fois qu’elle devait aller à ses réunions. Un jour, je dis à ma fille :
« Je sais que tu n’as pas envie d’aller à cette réunion
aujourd’hui, alors dis à ta mère que c’est moi qui ne veut pas que tu y
ailles » et comme par enchantement ses migraines ont disparu. C’est à
ce moment que j’ai réalisé l'immense pression qu’elle subissait. Si
pendant qu’elle était chez moi elle n’avait pas envie d’aller à ses réunions,
je l'avais alors convaincu de le dire à sa mère. Tandis que chez sa mère elle
n’avait pas le choix de refuser.
Mon autre fille s’est fait mettre à la porte à 15 ans par le mari de mon ex
épouse parce qu’elle ne voulait pas respecter les «règles» du nouveau
mari. Pendant un an, elle demeura ici et là jusqu’à ce que je déménage à
Montréal. Une fois à Montréal elle est venue demeurer avec moi.
Elle porte toujours les séquelles de cette religion.
En septembre 2001, ma fille de 21 ans (la mère du petit garçon) s’est suicidée.
Avant cette tragédie j’avais la garde partagée de son fils (6 ans) en même
temps que celle de ma fille, mais après cette tragédie, mon ex femme et son
mari ne voulaient plus que j'ai la garde de mon petit-fils. Mon ex me disait que
le petit me demandait trop et que maintenant que sa maman est décédée qu'ils
désiraient lui offrir une famille. Ils ont alors commencé à m’enlever un
week-end, puis ensuite une semaine, et plus les semaines passaient et moins je
le voyais. J’étais un père pour lui. J’ai trouvé cela vraiment cruel pour
le petit, surtout qu’ils n’ont jamais tenu compte de ses sentiments à mon
endroit.
En janvier 2002, j’ai contacté un avocat pour moi et aussi un avocat pour ma fille de 12 ans ainsi que pour le petit garçon. Ma fille demeure maintenant chez moi, mon autre fille de 17 ans demeure avec une amie et elle va beaucoup mieux. Pour le petit garçon les choses seront réglées bientôt. Ce que je trouve désolant, c’est que les témoins de Jéhovah font tout pour conserver un contrôle sur le petit garçon maintenant âgé de 7 ans. Avec mon avocat, nous avons obtenu 2 jours de visite par semaine jusqu’au jugement. Le petit garçon n’a pas dormi chez moi depuis maintenant 9 mois. Il a exprimé fermement à son avocate qu’il voulait faire 7 dodos chez papi et 7 dodos chez mami, et malgré tout cela, les deux témoins de Jéhovah lui refusent ce privilège. Tout ça pour s’assurer de la maîtrise de son éducation et de son avenir chez les témoins de Jéhovah. Je ne serais pas étonné que mon ex femme et son mari lui répètent sans cesse que si il veut revoir sa maman un jour, il doit faire tout ce que Jéhovah lui demande.
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Tous ces faits me démontre hors de tout doute, qu’il n’y a pas d’amour véritable dans cette religion. Il n’y pas un seul témoin de Jéhovah qui ne m’ait affirmé être heureux depuis qu’il soit devenu témoin de Jéhovah. J’ai de la compassion pour ces témoins car ce sont eux les brebis perdues. |
Merci
de m’avoir lu
Vos
commentaires et témoignages sont toujours appréciés, n'hésitez pas !