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Un certain regard sur la franc-maçonnerie |
Durant nos investigations sur les origines de la Société Watch Tower, nous avons été rapidement aiguillé vers un phénomène peu connu du grand public, une institution particulière qui porte le nom de «franc-maçonnerie». En effet, pour bien comprendre le fonctionnement de ce culte récent (environ 120 ans), il est nécessaire de connaître la base et le principe de la franc-maçonnerie. La Watch Tower et la franc-maçonnerie sont deux sœurs jumelles, indissociables, qui aujourd’hui semblent s’ignorer, mais ce n’est qu’une apparence. Il y a à peine un siècle, l’homme clé de cette institution, Charles Taze Russell, a réussi une association étonnante entre deux concepts au demeurant opposés, la «religion» et la «maçonnerie». Cette union fut pourtant un réel succès, un véritable travail d’orfèvre, car cet homme y avait mis les moyens nécessaires. Vous ne le croyez pas ? Nous le comprenons aisément, nous avons eu la même réaction au début. Cette relation masquée par la Société Watch Tower sera développée très en détail dans l'article «Démasquons la Société Watch Tower». Mais avant d’aborder ce sujet fort passionnant, nous vous invitons à parcourir les paragraphes qui vont suivre. Nous nous proposons de vous guider sur un chemin très sinueux, couvert de symboles et de secrets, celui de la franc-maçonnerie.
Il n’est guère aisé d’exprimer sa compréhension et ses sentiments sur une organisation aussi mystérieuse et controversée que la franc-maçonnerie. Il existe dans le commerce quantité de livres et de revues qui la décrivent avec brio et sérieux. Chacun de ces ouvrages en présente ses nombreuses facettes, et en général les bonnes, celles qui donnent envie de la cautionner et d’y adhérer. Nombreux sont ceux qui décrivent son aspect fraternel, ses rituels, son histoire (plus ou moins) glorieuse, son origine, ses grades et l’humilité apparente qui s’en dégage. La franc-maçonnerie est une «École de Pensée» très particulière, omniprésente dans notre vie de tous les jours. Elle est orientée vers l’ésotérisme, participe aux décisions les plus importantes de nos pays, de notre économie, de notre justice, de l'armée, de nos cultes. Elle agit comme une tierce personne qui opère à l’abris des regards indiscrets, donne son avis sur tout, et ses initiatives sont souvent capitales. Très peu de personnes, sauf peut-être quelques ecclésiastiques audacieux ou quelques journalistes téméraires, ont eu le courage de la défier ou d’en révéler le revers de médaille, de dénoncer ce qui se passe réellement dans les coulisses de ce milieu hermétique, secret, réservé aux seuls «initiés». Il y a pourtant une explication simple à donner. Lors de l’initiation d’un nouveau membre, il prête serment sur sa vie de ne rien divulguer sur le déroulement des «Tenues» (Réunions maçonniques) et sur les travaux au sein des loges. Ceux qui l’ont fait, ont reçu au préalable l’approbation de leurs supérieurs hiérarchiques, et de plus, tout a été scrupuleusement vérifié avant publication.
Mais posons maintenant la question de fond, qu’est-ce que la franc-maçonnerie ? En quoi sa compréhension peut-elle nous éclairer sur le fonctionnement de nos sociétés modernes? Quels rôles a-t-elle joués dans le passé et à notre époque ? Pour entamer une ébauche de réponse, considérons le point suivant : La plupart de nos institutions économiques et politiques occidentales sont basées sur le concept de la «République». Cette dernière tire ses origines directement des «loges». De très illustres personnages, très souvent franc-maçons, ont participé à l’élaboration de ses fondations. La Révolution Française de 1789, la constitution des États-Unis d’Amérique en 1776 ou la création de l’Organisation des Nations Unies, sont quelques exemples des plus fabuleux projets élaborés dans le plus intime secret de leurs «ateliers». Mais, depuis un «Convent» tenu en 1831 (une assemblée générale), la «fraternité maçonnique» s’est vue attribué une nouvelle tâche : Donner naissance à des «cultes», dans le but d’annihiler certains «dinosaures» religieux, je veux parler bien évidemment de «l’Église Catholique Romaine» (du point de vue maçon bien sûr...) et de sa sœur cadette «l’Église Protestante» (depuis nos recherches ont démontré d'étranges liens entre «certaines factions» du protestantisme convervateur et la franc-maçonnerie, et cela depuis bien longtemps ! Cela alors que depuis des siècles l'Église Catholique quant à elle dénonce le mouvement maçonnique comme incompatible avec le Christianisme. Cliquer sur ce lien pour consulter la rubrique correspondante). Dans notre «langue de bois», ces nouvelles émergences religieuses, nous les nommons «sectes».
Ces informations sont-elles crédibles ? Pour
répondre à cette interrogation capitale, nous
nous sommes investi durant de longs mois sur ce
thème passionnant. Notre souhait actuel est de
vous faire partager le fruit de ces recherches de
cet univers mystique, et d’essayer de traduire
en termes simples des phénomènes qui ne le sont
pas au premier abord. Notre but n’est pas de
porter un jugement discriminatoire sur cette
confrérie établie depuis des millénaires, mais
simplement de vous la présenter sous un angle
différent. Elle a traversé l’histoire sous
plusieurs appellations. Ses objectifs ont souvent
été pour le bien de l’homme et l’évolution
de ses valeurs. Malheureusement, il est
regrettable de constater que la maçonnerie, comme
bien d’autres institutions avant elle, n’a pas
fait que du bien autour d’elle, qu’elle a
dévié de ses objectifs premiers, à savoir, «la
défense de la veuve et l’orphelin». La
franc-maçonnerie a eu l’imprudence d’intégrer
en son sein des individus dont les mobiles n’étaient
pas tout à fait, la continuité de ses «valeurs
initiatiques». Leurs buts étaient plutôt de
la détourner et de la pervertir, afin de mieux la
dominer. Ce que vous allez découvrir au travers
de ces lignes est extrait en partie des livres
suivants :
La franc-maçonnerie, Histoire et Initiation (Ed. Robert Laffont, Christian Jacq, ISBN 2-221-08764-X)
La Franc-maçonnerie, Voyage à travers les rites et les symboles (Ed. Seuil, W. Kirk, ISBN 2-02-016488-4)
Un Panorama de l’Ordre Maçonnique (Ed. Devry, A. BUISINE, ISBN 2-850766143)
Les Secrets Maçonniques (Ed. De Vecchi Poche, Jérôme Pace, ISBN 2-7328-4307-5)
Les Templiers, Moines et Chevaliers de la lumière (Ed. De Vecchi, R. Futthark, ISBN 2-73282-912-9)
Eglise catholique et Temple maçonnique, un nouveau regard (Ed. Devry, Hubert de Thier, ISBN 2-85076-912-6)
La Rose de Notre Dame (Ed. Mambré – Bruxelle, ISBN 2-9501594-7-8)
La Spiritualité de la Franc-maçonnerie (Ed. Dangles, Collection ésotérique, J.P. Bayard, ISBN 2-7033-0239-8)
La Spiritualité de la Rose-Croix (Ed. Dangles, Collection ésotérique, J.P. Bayard, ISBN 2-7033-0353-X)
B.A.-Ba Anti-maçonnisme (Ed. Pardes, Jérôme Rousse - Lacordaire, ISBN 2-86714-168-0)
Bloodlines of the Illuminati (Ed. Ambassador House, Fritz Springmeyer, ISBN 0-9663533-2-3)
The Story of the Committee of 300 (Ed. America West Publisher, Dr. John Coleman, ISBN 0-922356-57-2)
Les Sociétés secrètes et leur pouvoir au 20ème siècle (Jan Van Helsing - épuisé)
Le Livre jaune n° 5 (Ed. Félix, Collectif d’auteurs, ISBN 2-912364-01-9)
Non-merci, Oncle Sam (Ed. Ramsay, N. Mamère et O. Warin, ISBN 2-84114-473-9)
Les Francs-maçons des années Mitterrand (Ed. Grasset, P. Burnat et C. de Villeneuve, ISBN 2-246-47081-1)
Nous ne cautionnons pas l'ensemble des hypothèses émises dans ces ouvrages. Nous ne cherchons pas à résumer ou à paraphraser ces ouvrages. Leur accès n’étant pas très difficile pour certains, il est préférable de les consulter pour s’en faire une idée précise. Nous tenons à signaler une fois de plus cependant que nous ne cautionnons pas l’intégralité de leur contenu. Par contre, ce qu’ils décrivent mérite toute notre attention et notre réflexion, ils aiguisent notre esprit critique. Ils nous laissent entrevoir une autre dimension à notre mémoire historique collective. Nous nous en servirons donc simplement pour étayer mes explications. (http://www.phdn.org/antisem/origines-protocoles.html)
Pour débuter notre voyage «initiatique», nous allons définir la franc-maçonnerie, et présenter ses dérivés. Nous vous énumérerons quelques rappels sur ses débuts, puis nous décrirons son évolution, pour en arriver à nos jours. Nous aborderons ensuite quelques-unes de ses déviations, notamment lors de la création des obédiences. Nous parlerons aussi de ses financiers internationaux, qui sont devenus aujourd’hui, les véritables «Grands Maîtres» de l’institution, ceux qui l’ont pervertie. Ajoutons que ces mêmes banquiers sont également les dirigeants occultes des plus grandes sectes mondiales actuelles (ou leurs mécènes), dont les quartiers généraux sont tous regroupés dans leur ville favorite, New York.
La Franc-maçonnerie
Qu’est-ce que la Franc-maçonnerie ? Une institution initiatique millénaire basée sur la «Fraternité» et le secret «ésotérique». Elle est la digne héritière des «Sociétés secrètes» du passé. Tous les empires, toutes les civilisations ont vu naître des individus exceptionnels, se sentant différents des autres, aimant se retrouver entre eux afin de partager des concepts que nous, les «profanes», les «non-initiés» ne pourrions pas comprendre et apprécier à leur juste valeur. Aujourd’hui, la franc-maçonnerie ne souhaite plus se présenter comme une société secrète, mais discrète. Elle a pignon sur rue, et son enseigne est clairement affichée.

Le terme «franc-maçon» nous vient d’Europe, du Moyen âge (de 900 à 1350 environ après J.C.). Il prit naissance lors de la construction des cathédrales (gothiques) et des châteaux-forts, qui s’étala sur un peu plus de quatre siècles. À cette époque, il y avait un énorme besoin en maçons de métier pour l’édification de ces édifices majestueux. Les employeurs s’appelaient les «Chevaliers Templiers» ou encore «Chevaliers de la lumière». Il s’agissait en fait de «Moines Chevaliers» qui, lors d’une croisade, avaient été initiés sur une période de quinze années, aux sciences orientales, à l’alchimie et à l’occultisme, par des sages du Moyen-Orient. Ces hommes avaient fini par s’attirer la crainte du peuple et même de certains rois. Nous citerons deux noms célèbres : Hugues de Payns et Jacques de Molay. Ils avaient obtenu, de la part des Seigneurs d’Europe et des Prélats Catholiques de l’époque, la permission de prélever parmi le peuple des individus capables de travailler sous leur commandement, en guise de paiement pour leurs travaux. Ces maçons étaient directement rémunérés par ces «moines guerriers», qui, en échange, les affranchissaient totalement des taxes dues aux seigneurs et de la dîme à l’église. Ainsi, on les a désignés comme «maçon affranchi» ou «maçon libéré» (en anglais on dit «Freemason»), puis finalement «franc-maçon». A ses débuts, la franc-maçonnerie n’était qu’une corporation de métier, un peu particulière, admettons-le. On y échangeait des secrets sur l’architecture des édifices, on s’organisait autour d’un rituel pour élaborer des plans de construction. Mais à la fin du moyen âge, donc à la fin des grands travaux, les francs-maçons n’étaient plus réellement utiles, puisque leur œuvre était terminée. C’est la raison pour laquelle la «Fraternité maçonnique» a modifié ses statuts, pour s’orienter définitivement vers une organisation purement «spéculative». Et c’est ainsi que des philosophes et des «Libres Penseurs» ont fini par remplacer les maçons de métier. Le rôle du franc-maçon n’était plus la construction de bâtiments majestueux, mais le travail d’une nouvelle Pierre symbolique, celle de l’édification morale, mentale et spirituelle de l’être humain. Un vaste chantier …
Exemple
de Croix Templières 
Le premier virage important, dans l’histoire de la maçonnerie spéculative, s’est produit en 1717, à Londres. Des francs-maçons de hauts grades ont décidé de fédérer les loges, qui jusque-là étaient restées indépendantes et autonomes, afin de créer une «Obédience» puissante (une loge Mère). Pour mener à bien ce projet, il fallait revoir et adapter très sérieusement les différents rituels aménagés dans chacune d’elles, les transcrire par écrit et les faire adopter par toutes les loges appartenant à l’obédience. Cela ne s’est pas fait sans difficultés, mais les francs-maçons sont, par définition, des gens qui vivent dans le respect des idées de leurs «frères». Ainsi, plusieurs obédiences ont vu le jour, adoptant pour la plupart les «Constitutions d’Anderson», transcription revue et corrigée des différents rituels du passé.
À ce point de la présentation, il est utile d’expliquer quelques termes spécifiques à la franc-maçonnerie. Les francs-maçons s’appellent toujours «frères» entre eux. Une «loge» est leur lieu de réunion, un lieu Sacré. Ils l’appellent aussi «Temple» ou «Atelier» (au U.S.A. on dit aussi «Ecclésia», terme utilisé parfois chez la rose-croix et dans les loges du rite d’York). Une loge n’est pas un simple local de rencontre. Elle est située sur un endroit choisi avec précision, en général à forte résurgence tellurique ou dans le prolongement de celle-ci. Une loge est «orientée», c’est à dire qu’elle respecte scrupuleusement les quatre points cardinaux, et chacun d’eux a une signification profonde. Elle est remplie de symboles qui aident les francs-maçons à s’impliquer spirituellement et mystiquement dans leurs travaux. Elle n’est utilisée que pour des rencontres maçonniques, et uniquement par des personnes dûment reconnues comme tel.
Qu’est-ce qu’un «rituel» ? Nous pouvons le décrire comme un mode opératoire, une méthode adoptée par une loge pour régir son organisation, le déroulement de ses réunions, appelée «tenues», et le comportement de ses «enfants». Il y a différents noms à ces rituels. Le plus connu est le rituel écossais (il fut élaboré en Écosse, d’où son nom), le rituel d’York (originaire d’Angleterre; il et utilisé plus particulièrement aux U.S.A. de nos jours), le Memphis, le Misraïm, la Rose-croix, etc. On peut même dire que certains rituels ont donné leur nom à leur obédience, comme la Rose-croix. Avec le temps, ils ont fini par être remanié, et de nouvelles obédiences ont vu le jour. Aujourd’hui, il y a une profusion de loges et d’obédiences de par le monde, mais toutes sont pourtant homogènes, car elles restent agrippées au concept privilégié de la fraternité et de l’unité.
Dans chacun des rituels, nous retrouvons une structure commune, le «Grade». Les grades sont les degrés de l’initiation, des échelons en somme, correspondant au niveau de connaissance, de spiritualité et de capacité à raisonner selon les lois maçonniques. Les trois premiers grades sont l’«apprenti», le «compagnon» et le «maître» (90% des francs-maçons du monde entier sont confinés dans ces grades, et ils ne les dépasseront jamais). Les loges qui forment à ces premiers degrés sont appelées «Loges bleues». Il y a des degrés supérieurs, mais ils s’appliquent tous au perfectionnement du grade de Maître. On les appelle pour la circonstance les «Supérieurs inconnus». Le rituel Écossais contient 33 degrés, le rituel d’York 10 degrés, le Memphis-Misraïm 99 degrés et la Rose-croix 13 (parfois 7 ou 11). Ces grades s’acquièrent uniquement par l’assiduité et la régularité dans les travaux des loges. La constance dans ceux-ci permet, pour certains Maîtres, d’atteindre un stade supérieur appelé «illuminisme», d’où son dérivé latin Illuminati, mot qui peut se traduire par «Avoir la connaissance, Ceux qui savent». En général, les individus ayant atteint le sommet d’un rituel sont des candidats privilégiés pour ce stade très convoité, une étape où ils auront l’exacte connaissance de ce qu’ils font, et surtout pourquoi ils le font.
La franc-maçonnerie utilise différents symboles. En fait, dans la maçonnerie, tout est symbolique. Il existe des symboles matériels (objets représentants les outils maçonniques), graphiques, philosophiques et linguistiques, le tout correspondant à des valeurs ésotériques précises. Par exemple, «l’Équerre et le Compas» ou le «Fil à Plomb» sont de toute première importance dans les «Tenues». Pour le «profane» (un non initié), ils ne représentent que des outils dont le sens est simplement la mesure. Pour le «maçon», ils représentent la rectitude et la précision spirituelle. Ils permettent de jauger la profondeur des sentiments, de la foi, de sonder la pureté de la conscience, la spiritualité, la force, le courage et l’abnégation. Pour les «initiés», grandir dans la foi maçonnique, c’est devenir plus apte à réfléchir selon le rituel et les symboles.
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La franc-maçonnerie traditionnelle est entièrement inspirée de la Bible (rappelez-vous, ce sont des moines qui sont à l’origine de l’institution dans sa forme actuelle). Mais ce livre, appelé le «Volume sacré», n’est pas la seule référence, nous y reviendrons. Quoiqu’il en soit, un nombre important d’événements bibliques sont mélangés à des légendes dont on préfère comprendre l’interprétation plutôt que la véracité. Prenons un exemple concret, l’histoire du maître «Hiram Abiff». L’histoire biblique de ce personnage se trouve écrite dans le 1er livre des Rois aux chapitres 5 à 7, et le 2ème livre des Chroniques aux chapitres 3 et 4. Nous sommes à l’époque de la construction du temple de Salomon, 3ème Roi d’Israël. La lecture de la Bible nous présente ce personnage comme un homme «capable» envoyé par le Roi de Sidon, en Phénicie. Cet homme a dirigé un grand nombre d’ouvriers pour la construction du temple, qui s’est étalée sur de nombreuses années. Mais nulle-part dans la Bible, on ne parle de sa mort. Les francs-maçons ont rajouté une suite à cette histoire, une légende. Selon eux, Maître Hiram a été assassiné par trois compagnons qui souhaitaient s’emparer de ses secrets. Comme il a refusé d’obtempérer, il fut tué et son cadavre enterré près des murailles du temple. Un peu plus tard, il fut découvert par ses ouvriers, puis déifié par ces derniers. Aujourd’hui, cette légende historique est la base de l’initiation d’un nouveau Maître maçon. Il doit mourir symboliquement, pour renaître dans une nature plus grande encore que celle du Compagnon, son état précédent. Le but de ces histoires purement maçonniques, car il y en a beaucoup d’autres, est de donner un modèle de réflexion philosophique à tous les membres de la loge. Aujourd’hui, la Bible n’est plus le seul volume sacré des maçons. En réalité, tout livre à vocation religieuse et spirituelle fait l’affaire, comme le Coran ou les livres du Bouddhisme pour les loges orientales.
Un dernier détail avant de refermer cette description générale. Il faut noter aujourd’hui l’existence de deux grandes catégories d’obédiences, celles qui se disent «Régulières», et les autres, les «Irrégulières». Les Régulières sont celles reconnues par la «Grande Loge de Londres», la première obédience fédérée en 1717, et qui revendique le G.A.D.L.U. dans leurs rituels (comprenez le Grand Architecte de L’Univers ou Dieu, si vous préférez). En fait, tous leurs travaux sont dirigés par l’Esprit de la loge à la gloire de cette entité divine, appelé en la circonstance «Jéhovah» (ce nom n’est prononcé qu’en de rares occasions, et en la présence obligatoire de trois Maîtres lors de cérémonies particulières). De plus, ce nom figure parfois sur un grand tapis placé au centre du Temple, lieu où se situe un autel, lui-même entouré de trois portes-lampes ou chandeliers (voir les quelques photographies à la fin de ce présent document). Sur l’autel est ouvert le «Volume sacré» à l’évangile de Saint-Jean, au premier chapitre. Sur le volume sacré, on place avec grande précaution l’Équerre et le Compas, soit dessus ou autour. Les obédiences Irrégulières, quant à elles, ne revendiquent plus le Grand Architecte de l’Univers, ni le Volume sacré, et les travaux ne leur sont plus dédiés. Ces obédiences sont déclarées «Adogmatiques». Cette entorse au rituel Écossais leur a valu bien des problèmes au début, mais dans une volonté d’athéisme ouvertement affichée, cette circonstance fut finalement tolérée, puis admise. En France par exemple, le «Grand Orient», la «Grande Loge de France», le «Droit Humain» (loge mixte) et la «Grande Loge Féminine de France» sont considérées comme irrégulières. La «Grande Loge nationale de France» est déclarée régulière.
Avant de clore ce chapitre, nous devons ouvrir une petite parenthèse. Quel est l’intérêt, pour le maçon, de gravir les degrés supérieurs au grade de Maître ? Nous pouvons fournir deux réponses. Tout d’abord, durant l’initiation du 4ème au 17ème degré, le maître maçon approfondit considérablement ses connaissances des lois maçonniques, il se perfectionne toujours plus dans l’application du rituel de sa loge. Cependant, à partir du 18ème degré, il y a un véritable changement, il prend un premier virage d’importance. En effet, ce grade correspond à celui de «Chevalier Rose-croix». C’est le premier point de convergence sérieux avec l’Ordre du même nom. A partir de maintenant, il va entrevoir la réelle signification de certaines obligations maçonniques, il va accroître très sérieusement ses connaissances ésotériques. Pour le dire plus clairement, il va commencer son initiation à l’Occultisme. Il va découvrir que notre univers ne se limite pas seulement à notre monde matériel, le seul que nous, les profanes, connaissons. Il va apprendre à communiquer, voir à se déplacer mentalement, dans ces nouvelles dimensions. Il va discerner par exemple, la véritable signification du pentagramme (l’étoile à 5 branches), symbole capital dans une loge, ainsi qu’un usage plus étendu du «Compas et de l’Équerre», de la «Pyramide», de la «Croix dans la Couronne», qui sont tous des symboles relatifs à des degrés plus élevés. À chaque palier maçonnique correspond un logo (à l’armée, on dirait une décoration ou un galon), et il n’est pas permis pour un maçon d’usurper un emblème qu’il n’a pas mérité. Ce droit ne peut se gagner que par une initiation toujours plus conséquente dans ce milieu hermétique, qui lui définira son rôle exact au sein de l’Ordre. Au 30ème degré, il devient «Chevalier Kadosch», autre point de convergence avec l’Ordre de la Rose-croix. À partir de ce grade, et jusqu’au 33ème degré (Souverain Grand Inspecteur Général ou Chevalier Templier), le sens fondamental de l’initiation ne laisse plus planer le moindre doute, sur la nature exacte des rituels. Il fait serment d’allégeance à la divinité représenté par l’étoile à 5 branches, le «Baphomet» (terme maçon), appelé aussi «Jaobulon» (c’est la contraction de Jao = Jéhovah, Bul = Baal et On = Osiris), à moins que vous ne préféreriez «Lucifer». Vous aurez peut-être du mal à me croire, mais là, il s’agit, bel et bien, du même personnage.
Différents symboles maçonniques (REAA = Rite Ecossais Ancien Accepté ; RY = Rite d’York) :
18ème R.E.A.A
33ème R.E.A.A
10ème R.Y.
Chevalier Rose-croix
Souverain Grand Inspecteur général
Chevalier Templier
Au terme de cette rapide description, il vous faut retenir trois points essentiels. Premièrement, grandir en maçonnerie correspond à mûrir dans les connaissances ésotériques et l’occultisme. Deuxièmement, les symboles qui représentent les hauts grades ne peuvent jamais être employés pour une autre utilisation que celle définie par la franc-maçonnerie, et surtout lors d’un usage public, comme par exemple, sur la couverture d’un magasine ou d’un journal à caractère religieux. Troisièmement, un Temple maçonnique ne peut jamais être utilisé pour autre chose qu’une assemblée à caractère maçonnique. Il peut être comparé à une cathédrale, c’est un lieu sacré et consacré.
La Rose-Croix
Parlons maintenant de la Rose-croix. De quoi s’agit-il ? Il s’agit également d’une société initiatique, que nous pourrions définir comme une structure maçonnique parallèle. En fait, elle est basée sur le même concept que la franc-maçonnerie classique, mais son rôle et ses objectifs sont beaucoup plus étendus, et surtout plus ciblés.

La maçonnerie traditionnelle préfère s’investir sur le terrain social et politique, pas dans le domaine du culte, à l’exception peut-être des loges utilisant le rituel d’York et le Memphis-Misraïm. La Rose-croix, quant à elle, opère sur le terrain religieux, et plus précisément dans la «théosophie» (terme qui peut se traduire par l’étude ésotérique des textes bibliques ou coraniques), la découverte des valeurs cachées de l’homme, le spiritisme, la magie (blanche et noire), la kabbale, l’alchimie, la sorcellerie et le paranormal. Ses rituels sont nombreux et nettement plus élaborés. Il y a peu de degrés en comparaison de la franc-maçonnerie (13 en général), mais selon des écrits de référence sur le sujet, «Gravir l’échelle de la Rose-croix est considéré comme le chemin privilégié de l’illuminisme». Certains écrits rose-croix prétendent que la franc-maçonnerie a vu le jour au sein même de son Ordre ésotérique, qui était présent bien longtemps avant elle. Il faut savoir que les chevaliers templiers du moyen âge étaient de préférence rose-croix, car ils manipulaient la magie mieux que quiconque. Il est unanimement reconnu qu’un dénommé Christian Rosencreutz est le fondateur de la Rose-croix. Nous le présenterons comme le réformateur de la configuration actuelle.

Quel est le leitmotiv de la Rose-croix, et quelles sont ses valeurs ? En fait, elle sert aujourd’hui à promouvoir le culte, soit du Grand Architecte de l’Univers, qu’elle nomme «Jéhovah» en la circonstance, soit de son opposé, «Lucifer» ou «Satan». Certes, cette explication est très simpliste, nous en conviendrons, car dans ce milieu, la frontière entre ces deux grandes entités spirituelles est loin d’être aussi limpide. La Rose-croix revendique l’origine de la Réforme Protestante du 16ème siècle (Martin Luther, appelé le «Moine Noir», et Jean Calvin, étaient Rose-croix). Elle est également le point de départ de la plupart des cultes récents qui nous entourent, en collaboration étroite avec des loges maçonniques classiques. Citons par exemple, les «Mormons», les «Adventistes», les «Amisch», les «Quakers», la plupart des églises «Évangéliques» «méthodistes» et «fondamentalistes» (les plus anciennes bien sur, car les dernières en dates sont plutôt l’émanation ou la fusion d’églises qui sont elles-mêmes issues d’autres fusions), les «Étudiants de la Bible» et les «Témoins de Jéhovah» (les enfants spirituels de ces derniers). Pour vous en convaincre, il vous suffit de considérer deux repères essentiels. Tout d’abord, leur mode d’adoration, leur culte. Un examen attentif de leur structure, leur hiérarchie, leur action religieuse, leur enseignement strict, leur obéissance absolue à une autorité suprême terrestre, en un mot leur «rituel», démontre sans équivoque possible leur affiliation à une émergence Rose-croix. Le second point, ce sont les objets de leur culte, généralement la Croix (les Témoins de Jéhovah ont depuis longtemps abandonné tout objet de vénération. Mais à leurs débuts, ils ont utilisé pendant plus de 50 années, le symbole templier de la «Croix dans la Couronne», symbole hautement maçonnique s’il en faut, ainsi que la représentation R+C de Ahura Mazda, Dieu égyptien et babylonien, utilisé dans le Zoroastrisme, sous les traits des «Ailes déployées autour du Soleil»). Pour les autres confessions, il est de bon ton d’utiliser une croix traditionnelle, mais en certaines occasions, une rose est placée devant celle-ci. Allez comprendre (ou deviner) pourquoi ?
Le raison d’être de la Rose-croix est la «Lutte farouche contre l’Église Catholique Romaine». Pour qui a déjà entendu parler des trois manifestes édités par cette confrérie au 17ème siècle, la Fama, la Confessio et les Noces Chymiques (de 1614 à 1616), cette affirmation n’est pas un scoop. L’église traditionnelle a toujours été l’ennemie «Numéro 1» de la R+C. L’explication en est simple. À la fin du moyen âge, l’Europe comptait près d’un million de francs-maçons. Leur liberté sociale, vis à vis des seigneurs et de l’église, devenaient une réelle menace. Ces hommes, bien que pacifistes, étaient capables de se mobiliser très rapidement, et donc devenir une grande armée. Les rois de l’époque, en lien étroit avec l’église catholique, ont pris peur et ont cherché à limiter, voir à stopper, leurs activités dérangeantes. L’église trouve alors le rempart. Elle instaure la «Sainte Inquisition», et pourchasse principalement les hérétiques francs-maçons, qu’elle accuse de sorcellerie et de tous les maux de la terre, et elle ne s’en prive pas. La haine qu’elle a suscitée dans l’Ordre maçonnique et la Rose-croix était donc justifiée, et ils ne s’en cachent plus. Ce qu’il est intéressant de noter au passage, pour qui connaît un peu l’enseignement des églises évangéliques ou les témoins de Jéhovah, c’est cette même aversion et le même combat qu’ils mènent en permanence contre l’église catholique. Chacun d’eux voit dans cette religion établie depuis deux mille an, une ennemie redoutable. Ils la diabolise du mieux qu’ils peuvent, rappellent sans cesse ses erreurs et ses meurtres du passé (les croisades et l’inquisition), afin de convaincre leurs fidèles adeptes de leurs «divines» visions discriminatoires. Pour être plus simple, toutes les nouvelles sectes chrétiennes de ces deux derniers siècles ont conservé les mêmes credos que leur mère commune, la Rose-croix, et chacune continue le combat à sa façon.
Pour clôturer cette rapide description de la franc-maçonnerie et de la Rose-croix, nous noterons au passage que dans la réalité, toutes ces institutions sont liées entre elles, et interdépendantes. Il est assez difficile de les séparer. Elles ont toutes des similitudes dans les noms et la signification de certains de leurs grades, dans le déroulement de la plupart de leurs réunions. Toutes défendent et clament leur caractère initiatique. Toutes travaillent, en tâche de fond, pour le même projet grandiose, la mise en place d’un futur gouvernement mondial, appelé pour la circonstance «Nouvel Ordre Mondial» ou «Monde Global». Notons au passage que la politique actuelle de mondialisation de nos économies n’est pas totalement étrangère à ce projet. En latin, cette expression se dit «Novus Ordo Seclorum», inscription que l’on retrouve sur le billet actuel de 1 Dollar U.S. (*) ! Elles ont toutes participé à la mise en place d’institutions prestigieuses comme l’O.N.U. (Organisation des Nations Unies, anciennement la Société des Nations), le F.M.I. (Fond Monétaire International), l’O.M.S. (Organisation mondiale de la Santé), l’O.M.C. (Organisation Mondiale du Commerce), l’O.T.A.N. (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord), la C.I.A.(Service secret), le Pentagone (Centre de Coordination Militaire), le C.F.R. (Conseil aux Relations Étrangères), les Bilderbergers, la Commission Trilatérale, le R.I.I.A. (Institut Royal des Affaires Internationales), les différents Rotary Club, etc. A leur tête, on retrouve de très nombreuses «pointures» politiques et financières. Mais les plus influentes sont, pour la quasi-majorité, des membres initiés au 33° F.M. ou mieux encore, celles qui se font désigner par l’expression IIluminati. Précision importante: Ces fraternités s’entraident toujours dans leurs projets, et bien entendu, devant l’adversité.
Quelques exemples d’Ordre Rose-Croix connus :
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A.M.O.R.C. |
O.T.O. |
Golden Dawn |
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Ancien et Mystique Ordre Rose-Croix |
Ordre Temple Orienté |
Aurore Dorée |
Pourquoi devenir franc-maçon ?
Pour quelles raisons une personne peut-elle chercher à devenir franc-maçon ? Elles sont nombreuses, en voici un rapide résumé. La franc-maçonnerie est avant tout, une École de pensée. Autrement dit, elle apprend à réfléchir sur de nouvelles bases philosophiques et ésotériques. Son fondement repose sur des valeurs établies depuis de nombreux siècles. Les différents rituels sont les moteurs principaux du système. Chaque individu présent dans une loge se doit de les suivre scrupuleusement. Leur application assidue permet l’élévation spirituelle, une réflexion profonde sur son être et dans sa conscience. Elle permet de repousser ses propres limites, de gagner en assurance, d’aborder les problèmes de la vie avec beaucoup plus de sang-froid. Le profane, qui souhaite entrer en loge pour ces motifs, a tout à gagner sur ces plans.
Mais tout ceci a un prix, le premier étant celui du silence. Un franc-maçon doit savoir tenir sa langue en bride. C’est d’ailleurs l’une des nombreuses disciplines à laquelle il se doit d’obéir scrupuleusement. Avez-vous déjà essayé de garder un lourd secret pendant une longue période de temps ? Vous savez donc comme c’est difficile. Et bien, ceci est le premier devoir du Maçon, contrôler ses sentiments et ses paroles, afin de ne pas faillir. Le second devoir est l’obéissance, appelé aussi la «Stricte Observance». Le maçon apprend à obéir en toute circonstance, c’est une obligation. Il doit se plier à la hiérarchie de la loge, et par extension, à l’obédience à laquelle il appartient. Dans un certain sens, c’est comme à l’armée. Il ne tergiverse pas sur les décisions de ses supérieurs, il s’y soumet. Êtes-vous capable d’une telle prouesse, surtout lorsque vous pensez que les circonstances demandent réflexion ou qu’il y ait une injustice ? C’est quasiment un défi ! Le maçon se doit d’y arriver, et nous ne parlons que des devoirs d’un Apprenti. Nous vous laissons imaginer ce qui est requis des grades supérieurs. Quoiqu’il en soit, ces règles ont pour but d’apprendre au maçon à avoir une plus grande confiance aux autres et en soi, une plus grande capacité de réflexion, une plus grande humilité et une plus grande maîtrise de ses émotions. Ce n’est pas pour rien que la plupart des élus politiques dans bien des nations sont francs-maçons (quoique pour l’humilité, ils aient encore des efforts à fournir) !
Les francs-maçons Travaillent sur des sujets de société, plus particulièrement la politique, le domaine social et la religion (R+C). Ils réfléchissent ensemble sur de nouveaux projets, sur les solutions à apporter aux problèmes posés, et tentent de mener à bien leur œuvre. Bien que leurs thèmes soient généralement locaux, un certain nombre sont imposés par l’obédience, et ont un caractère national, voir plus. Ils méritent une attention toute particulière, car des comptes rendu seront retournés à l’obédience. Un franc-maçon doit s’impliquer totalement dans sa loge, il n’y a pas de demie mesure. Si un maçon n’est plus motivé ou n’est plus capable de collaborer avec ses frères, il peut se retirer, sans pour autant perdre ses liens de fraternité (à l’inverse des sectes qui prononcent un anathème sur le membre retiré ou exclu). Il sera juste mis à l’écart, uniquement sur la nature confidentielle des travaux réalisés dans sa loge. Un maçon peut appartenir à plusieurs loges, voir à plusieurs obédiences, car elles ne sont pas toutes incompatibles entre elles. Chez la Rose-croix, les sujets abordés en loge ont, pour thème principal, l’occultisme et le spiritisme, avec la mise en pratique de phénomènes paranormaux. C’est à chacun de choisir sa voie …
Le système maçonnique se pervertit
Avant d’aborder ce dernier volet, nous sommes tenté de dire que, sur un plan purement théorique, la franc-maçonnerie répond à toutes les attentes de la vie d’un homme. L’idéal maçonnique contribue à l’élévation de la pensée, la réflexion, la spiritualité, la défense des bonnes mœurs et des valeurs propres à chaque civilisation. Mais la nature humaine a des défauts tenaces, dont il est très difficile de se débarrasser. Tout le monde reconnaît la capacité avilissante du pouvoir.
Il y a un pan de l’histoire que la franc-maçonnerie n’aime pas voir étaler au grand jour. Dans le courant du 18ème siècle, de nombreuses loges hors normes ont vu le jour. L’une d’entre elles se nomme «les Illuminés de Bavière», sous la férule d’un homme de caractère, Adam Weihsaupt. Elle entre en fonction le 1er mai 1776. Cet homme de confession Jésuite, voue une haine farouche à l’église traditionnelle. Sa loge se spécialise dans le mysticisme, le spiritisme et l’occultisme. Un système d’espionnage des membres se met en place, car la fraternité n’existe pas. Cette loge aura une durée de vie relativement courte, disons officiellement. Elle sera très vite démantelée par les autorités allemandes, mais ses membres intègreront très vite les autres obédiences maçonniques d’Europe et des États-Unis d’Amérique. Ce que les archives officielles ne rapportent pas, c’est que durant ce même laps de temps, un petit nombre de financiers ont des vues sur la domination mondiale. Ils ont compris qu’il est nécessaire d’acquérir un instrument puissant pour mener à bien ce dessein, et ils savent que la franc-maçonnerie correspond à ce besoin. Elle est l’outil idéal pour qui saura la manier. Il est communément admis que la franc-maçonnerie est une école de formation. Les schémas de réflexion proposés modifient le raisonnement d’un individu. Apprenez qu’un franc-maçon zélé est totalement prévisible, car les rituels sont extrêmement puissants, leur impact permettant la maîtrise et la programmation de la conscience. En définitive, les membres des «Illuminés de Bavière» furent des personnages hautement favorisés par ces financiers, et la dissolution de cet Ordre a permis l’expansion d’une mentalité et d’un projet peu «orthodoxe» à travers le monde, par le canal maçonnique. A partir de cette date, la franc-maçonnerie est sous contrôle absolu, notamment par le biais des obédiences.
Quelques années plus tard, ces financiers seront aidé par un personnage exceptionnel, Albert Pike (l’un de ses plus fidèles disciples s’appelle Aleister Crowley, homme très influent dans la première moitié de notre 20ème siècle, et notamment dans les préparatifs de la seconde guerre mondiale). Tous les livres de références en la matière louent les œuvres de ces individus hors du commun. Albert Pike est un éminent franc-maçon, un membre du 33ème degré F.M., mais aussi un Grand Maître R+C, maîtrisant parfaitement l’art magique, la kabbale et la sorcellerie. Il contribuera grandement au développement des grades d’illuminisme (au nombre de 6), degrés supérieurs au sommet des rituels maçons classiques. Ces rituels d’un nouveau genre ne seront accessibles qu’à des individus (33ème degré minimum ou équivalent) d’une confiance extrême, ayant une discipline exemplaire, capables de travailler pour l’ambition unique des acteurs du Nouvel Ordre Mondial, avec une discrétion et une efficacité hors du commun. Ces rituels sont empreints de satanisme, et le Maître de cérémonie n’est autre que celui que l’on nomme, dans notre culture judéo-chrétienne, Lucifer. Commencez-vous à entrevoir maintenant, qui sont ces personnages qui se nomment Illuminati ?
Méditez quelques instants, sur ces déclarations d’Albert Pike : "Ce que nous devons dire à la foule, c'est que nous adorons un Dieu, et que ce Dieu est le dieu que l'on adore sans superstitions. À vous, Souverains et Grands Inspecteurs Généraux, membre du 33ème degré, nous disons ce qui suit, afin que vous puissiez le transmettre aux frères des 32èmes, 31èmes et 30èmes degrés : la Religion maçonnique doit, par nous les initiés de haut grade, être maintenue dans toute la pureté de la doctrine luciférienne. Si Lucifer n'était pas Dieu, alors pourquoi Adonaï prendrait-il la peine de le calomnier comme Il le fait ? Oui Lucifer est Dieu" (Lady Queenborough dans «Occult Theocracy»; voir aussi C.G. Finney Freemasonry Christian Book Club of America - Hawthorne, Californie USA, pages 220 et 221). Pike a aussi écrit : "Lucifer, Dieu de lumière et Dieu du bien, lutte pour l'humanité contre Adonaï, le dieu des ténèbres et du mal". Les bons principes de tolérance et de fraternité de la franc-maçonnerie en prennent là, un sacré coup.
Avant de finir, ajoutons que certains des événements de notre histoire contemporaine sont issus des circonstances commentées précédemment, comme par exemple, la «Révolution française de 1789», la montée au pouvoir de «Napoléon Bonaparte», les prémices de la «Guerre de Sécession aux États-Unis», la «1ère et la 2ème Guerre mondiale», et la «Révolution Bolchevique de 1917». Depuis cette époque (fin du 18ème siècle), il s’est mis en place un copinage malsain entre le pouvoir politique, économique, financier et les obédiences maçonniques. De plus en plus de politiciens, de banquiers, de libres penseurs, d’artistes et autres hommes d’influences se mêlent aux coulisses du pouvoir et des loges. Cela se retrouve encore de nos jours, jusque dans les médias. Si vous avez besoin de vous en convaincre, alors amusez-vous à rechercher ces informations dans vos librairies, dans vos quotidiens ou sur Internet ! Bien sur, de nombreuses personnes vous rétorqueront qu’il n’est pas très avantageux de tout connaître (et ils n’ont pas tout à fait tort), ou encore que vous tombez dans les fameux clichés du complot judéo-maçonnique. Il faut reconnaître que c’est un peu vrai, j’en conviens, car j’ai lu quelques articles qui tombaient dans ces travers. Mais tout n’est pas complètement erroné, loin s’en faut. Aujourd’hui, il est quasiment impossible de faire une séparation entre les instances politiques et maçonniques. L’un ne va plus sans l’autre. D’ailleurs, la plupart des derniers scandales politisa-financiers actuels ont leurs racines dans les loges ! Documentez-vous sur des personnages célèbres issus des familles «Rothschild», «Rockfeller», «Russell», «Astor» ou «J.P. Morgan». Leur influence mondiale est étonnante, même l’Internet confirme ces faits historiques (À titre indicatif, sachez que la plupart de ces banquiers internationaux se retrouvent dans les archives la Société Watch Tower).
(*) Voici la représentation actuelle du billet de 1 dollar U.S., accompagné d’un agrandissement de sa Pyramide Maçonnique imprimée à gauche de celui-ci. Elle comporte 33 briques sur chaque face en référence aux 33 degrés maçonniques, 13 rangées de briques faisant référence aux 13 degrés de l’Ordre des «Illuminés de Bavière» (le chiffre 13 possède une valeur ésotérique capitale chez les francs-maçons).

Le terme latin «ANNUIT COEPTIS» signifie «Notre entreprise est couronnée de succès», et «NOVUS ORDO SECLURUM» peut se traduire par «Nouvel Ordre des Siècles» ou encore «Nouvel Ordre Mondial». Au pied de la pyramide, nous lisons le chiffre romain MDCCLXXVI, soit 1776, année de l’indépendance des États-Unis d’Amérique, mais aussi celle de l’inauguration des Illuminés de Bavière. Au sommet, nous retrouvons l’ «Oeil de la Connaissance» présent dans chaque loge, généralement à la place du «Vénérable Maître» (certains l’appellent aussi, l’œil qui voit tout, l’œil de «Big Brother» ou encore l’œil de Lucifer).
A droite, le Phœnix aux ailes déployées, 2 fois 26 plumes. Il tient un rameau d’olivier de 13 feuilles et 13 olives (patte de droite), 13 flèches (patte de gauche). Un blason de 13 bandes sur le ventre. Une étoile à 6 branches au-dessus de la tête, formé de 13 étoiles à 5 branches. Bref, tout une symbolique …

Liste des 33 degrés Francs-maçons
Loge
1. Apprenti
2. Compagnon
3. Maître
Collège
4. Maître Secret
5. Maître Parfait
6. Secrétaire Intime
7. Prévôt et Juge
8. Intendant des Bâtiments
9. Maître Élu des Neuf
10. Illustre Élu des Quinze
11. Sublime Chevalier
12. Grand Maître Architecte
13. Royal Arche
14. Grand Elu de la Voûte Sacrée dit de Jacques
VI ou Sublime Maçon
Chapitre
15. Chevalier d'Orient ou de l'Épée
16. Prince de Jérusalem
17. Chevalier d'Orient et d'Occident
18. Chevalier Rose-Croix
Sénat
19. Grand Pontife ou Sublime Écossais dit de la
Jérusalem Céleste
20. Chevalier du Temple
21. Noachite ou Chevalier Prussien
22. Chevalier Royal Hache
23. Chef du Tabernacle
24. Prince du Tabernacle
25. Chevalier du Serpent d'Airain
26. Écossais Trinitaire
27. Grand Commandeur du Temple
28. Chevalier du Soleil ou Prince Adepte
29. Grand Ecossais de Saint-André d'Écosse
Aréopage et Tribunal
30. Grand Élu Chevalier Kadosch
31. Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur
32. Sublime Prince du Royal Secret
33. Souverain Grand Inspecteur Général ou
Chevalier Templier

Pour finir, voici quelques vues intérieures de Loges (merci à la Grande Loge de Pennsylvanie). Ces lieux sont, en général, interdits aux profanes, excepté en de très rares occasions, appelées «Tenues blanches» ou encore sur visite à caractère touristique:
Loge pratiquant le Rite d’York. Remarquez la «Croix dans la Couronne» au fond de la pièce, à la place du Vénérable Maître, à l’Est. Au centre de la pièce, l’Autel est avec les trois porte-lampes.

Loge utilisée par le Rituel Memphis-Misraïm et la Rose-croix. Remarquez la représentation de «Ahura Mazda» au fond de la pièce, à gauche, à la place du Vénérable, les colonnes avec des bas reliefs Égyptiens et les Pyramides rayonnantes.

Loges utilisées pour d’autres Rituels. Remarquez les décors somptueux de ces lieux sacrés.


Pour finir, voici une peinture classique représentant la symbolique maçonnique traditionnelle : Les deux colonnes, Boaz et Jakin, le Soleil et la Lune, au centre l’œil dans le Delta rayonnant, les outils, etc.

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